Publié le 28 septembre 2025 à 19h51 (heure de La Mecque). La saison dramatique syrienne de 2026 se profile déjà, promettant un mélange éclectique de genres allant du drame social aux séries historiques, en passant par la comédie et le suspense politique.
- Plusieurs nouvelles séries sont en préparation, réunissant des stars syriennes de premier plan.
- Les thèmes abordés reflètent les transformations sociales et les défis auxquels la Syrie est confrontée.
- Une attention particulière est accordée aux séries d’époque et aux œuvres mettant en valeur le patrimoine levantin.
Les préparatifs pour le Ramadan 2026 battent déjà leur plein dans le monde du drame syrien. Les producteurs et réalisateurs se préparent à proposer une programmation diversifiée, capable de répondre aux attentes d’un public en quête de récits variés et de personnages attachants.
Séries dramatiques sociales
La série “City Kitchen”
La série sociale “Al-Madinah Kitchen” figure parmi les œuvres syriennes prévues pour le Ramadan 2026. La réalisatrice Rasha Sharbatji a choisi de reporter sa production de cette année afin de lui accorder le temps nécessaire à sa réalisation.
« Je ne suis pas affectée par le retrait de Sulafa Mimar et d’Abdel Moneim Amayeri pour des raisons personnelles. »
Rasha Sharbatji, réalisatrice
La distribution de la série a été remaniée avec l’arrivée d’Amal Arafa et Maxim Khalil, aux côtés de Walaa Azzam, Mohamed Hadaki, Khaled al-Qish et Yamen Hajjali. L’intrigue se déroule autour d’une famille syrienne qui gère un restaurant populaire, servant de miroir aux transformations sociales et aux réalités vécues par les Syriens. L’œuvre promet un mélange de comédie noire et de tragédie, explorant les conflits internes des personnages et les défis auxquels ils sont confrontés dans un environnement urbain difficile, tout en mettant en lumière les difficultés de la classe moyenne face à la crise économique.

La série “The King’s Family”
Le tournage de la série “The King’s Family”, qui aborde une période sensible précédant la chute du régime de Bachar el-Assad, a débuté en août dernier. L’histoire commence avec les pressions exercées par certains services de sécurité sur les commerçants de Damas à travers le phénomène des “égouts”, avant de s’étendre aux bidonvilles et aux transformations économiques et sociales.
L’intrigue suit un marchand damascène qui abandonne sa famille pauvre après avoir épousé une veuve fortunée, changeant radicalement sa vie au milieu de conflits complexes. L’œuvre est le fruit d’un atelier d’écriture dramatique comprenant Maan Sakbani, Mayada Ibrahim et Shadi Kiwan, sous la direction de Mohamed Abdel Aziz, avec la participation de Salloum Haddad, Shukran Murtaja, Muhammad Al-Ahmad et Nadine Khoury.
Retour de “Maulana”
La star Tim Hassan est de retour avec le réalisateur Samer Al-Barqawi dans la série “Mawlana”, après avoir connu le succès ensemble avec des œuvres telles que “Prestige”, “Taj” et “Under the Seventh Earth”. Le scénario est signé Lubna Haddad et la série met également en vedette Nour Ali. Le tournage devrait avoir lieu au Liban dans les prochains mois.

La série “Nobles of Damas”
Le réalisateur Fadi Wafayi prépare la série “Nubaa Damascus” avec Ayman Zidan, Samer Ismail et Maram Ali. L’œuvre propose un drame social qui explore un aspect culturel et historique de Damas, mettant en lumière les luttes des élites et les structures de classe.
Séries d’époque et historiques
La série “al-Nawawati”
Le réalisateur Yazan Sharbatji se lance dans une nouvelle expérience avec la série “Al-Nawawati”, sous la supervision de sa sœur Rasha Sharbatji, avec la participation de stars telles que Salloum Haddad, Dima Kandalaft et Basem Yakhour. L’œuvre mêle fantastique et ambiance du Levant ancien, explorant l’influence des propriétaires de la profession “Nawarati” et des anciens d’Al-Kar à Damas, ainsi que leurs difficultés. Le scénario, écrit par Othman Hajji, s’appuie sur des références historiques liées à la profession textile, à l’élevage de vers à soie et à la concurrence sur le site Sheikh Al-Kar.

Série “Al-Harika”
Le réalisateur Ahmed Ibrahim Ahmed présentera la série “Al-Harika”, écrite par Othman Jahi et Muayyad al-Nabulsi, avec Ghassan Masoud dans le rôle d’Ayoub, le principal commerçant du marché “Harika” à Damas. L’histoire se concentre sur sa lutte avec son beau-frère, avide de pouvoir, dans un complot mêlant enjeux sociaux et politiques, et mettant en lumière l’entrelacement des relations avec les centres d’influence, offrant ainsi une image réaliste des différentes classes de la société syrienne.
Anas devait initialement participer au projet, mais s’est désisté en raison d’autres engagements.
La série “Hatem al-Taïe”
Salloum Haddad supervise également une nouvelle œuvre historique intitulée “Hatem Al-Taïe”, écrite par Othman Jahi et réalisée par Muhammad al-Anzi, avec la participation d’acteurs de Syrie, d’Arabie saoudite et du Koweït. L’œuvre retrace la vie du célèbre poète arabe et met en évidence les conflits tribaux et l’opposition entre les Romains et les Perses, tout en soulignant le mouvement des Lumières dont la région a été témoin à cette époque.

Série de comédie
La série “Ya Ya He” (deuxième partie)
La saison ne sera pas sans une touche de comédie, avec le retour de la série “Ya Ya Ya” dans sa deuxième partie, avec Amal Arafa et Amal Dabbas, ainsi qu’Asim Hawat et un ensemble d’acteurs. L’intrigue se déroule dans un style humoristique autour de deux voisins, dont l’un est jordanien et envisage de vendre sa maison à Damas, tandis que l’autre est syrien et tente de manière inattendue de faire échouer la vente, dans des situations pleines de ridicule et de gentillesse.
Avec cette diversité de genres – social, patrimoine, comédie et historique – le drame syrien de 2026 s’annonce comme une saison riche en expériences et en réflexions, avec de fortes ambitions de retrouver une place de choix dans la course aux séries arabes du Ramadan.
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