Publié le 28 septembre 2025 15:11:00. Une nouvelle étude remet en question l’idée que le végétarisme est universellement bénéfique, suggérant que les personnes âgées de plus de 60 ans pourraient mieux préserver leur santé en adoptant un régime alimentaire plus varié, incluant des produits d’origine animale.
- Une étude récente publiée dans la revue npj Aging indique que les personnes de plus de 60 ans qui maintiennent un régime alimentaire incluant des produits d’origine animale ont plus de chances de vieillir en bonne santé.
- Les végétaliens, en particulier, pourraient être plus susceptibles de souffrir de carences protéiques et de problèmes de santé liés à l’âge.
- L’étude souligne l’importance de prendre en compte les besoins nutritionnels spécifiques des personnes âgées, qui évoluent avec l’âge.
Si les bienfaits d’une alimentation végétarienne pour la santé sont largement reconnus, notamment en termes de réduction des risques de maladies chroniques, une nouvelle recherche publiée en avril 2025 dans la revue npj Aging, éditée par Nature, nuance cette affirmation. Menée par des experts en nutrition de l’université Fudan en Chine, cette étude suggère que les avantages du végétarisme ne sont pas les mêmes pour tous, en particulier pour les personnes âgées.
L’étude, basée sur les données de l’enquête chinoise longitudinale sur la longévité en bonne santé, a analysé les informations de près de 2 900 personnes âgées chinoises en bonne santé. Les participants ont été classés en quatre groupes alimentaires : végétalien (excluant tous les produits d’origine animale, y compris les œufs, les produits laitiers et les fruits de mer), ovo-végétarien (incluant les œufs), pesco-végétarien (incluant le poisson et les fruits de mer) et omnivore (consommant à la fois des aliments d’origine végétale et animale).
Après une période de suivi moyenne de six ans, les résultats ont révélé que les individus de plus de 60 ans qui suivaient un régime omnivore avaient plus de chances de bénéficier d’un vieillissement sain par rapport à ceux qui adoptaient systématiquement un régime végétarien. En outre, parmi les participants ayant atteint l’âge de 80 ans, les personnes ayant conservé un régime omnivore étaient moins susceptibles de développer des maladies chroniques majeures, des troubles de la fonction physique et des troubles cognitifs.
Les chercheurs expliquent ces différences par les changements physiologiques liés à l’âge, notamment la perte musculaire (sarcopénie) et le risque accru de fractures osseuses. Ils soulignent que les régimes végétariens, en particulier les régimes végétaliens, peuvent entraîner un apport insuffisant en protéines, un nutriment essentiel pour maintenir la masse musculaire et la santé des os. Une carence en acides gras oméga-3 est également un risque potentiel.
« Compte tenu des changements physiologiques liés à l’âge dans les systèmes digestifs et métaboliques, il est important de tenir compte des besoins nutritionnels spécifiques des personnes âgées. »
Équipe de recherche de l’université Fudan
L’étude ne préconise pas pour autant de se gaver de viande, surtout si elle est transformée. Elle met plutôt en évidence la nécessité d’une approche personnalisée de l’alimentation, en tenant compte des besoins nutritionnels uniques de chaque individu, en particulier à mesure qu’il vieillit. Il est donc conseillé de consulter un médecin ou un nutritionniste pour déterminer l’équilibre alimentaire le plus adapté à sa situation personnelle, dans le but de vivre sainement et plus longtemps.
Pour les mises à jour quotidiennes du bien-être, abonnez-vous à la newsletter de The Healthy by Reader’s Digest et suivez The Healthy sur Facebook et Instagram.
À lire aussi
