L’ancien président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de quelques jours au Hamas pour qu’il réponde à son plan de résolution du conflit à Gaza, alors que le mouvement islamiste palestinien étudiait cette proposition soutenue par Israël. L’initiative, qui prévoit un cessez-le-feu, la libération des otages détenus par le Hamas, son désarmement et un retrait progressif des forces israéliennes, pourrait aboutir à une administration de transition de Gaza dirigée par Trump lui-même.
À retenir
- Donald Trump a donné au Hamas un délai de trois à quatre jours pour accepter son plan de paix à Gaza.
- Le plan inclut un cessez-le-feu, la libération des otages, le désarmement du Hamas et une administration de transition dirigée par Trump.
- Israël a exprimé des réserves quant à certains aspects du plan, notamment concernant la souveraineté palestinienne.
Contexte
Lundi, Donald Trump a dévoilé son plan à la Maison Blanche après une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Qatar, qui héberge la direction du Hamas en exil, a annoncé qu’une réunion avec les responsables du mouvement et des représentants turcs était prévue. Plusieurs nations arabes et musulmanes, ainsi que des alliés occidentaux, ont salué les “efforts sincères” déployés par Trump, mais la réponse du Hamas restait incertaine mardi.
Selon une source palestinienne, le Hamas a entamé des consultations internes et externes sur le plan, un processus qui pourrait prendre plusieurs jours en raison de sa complexité. Le plan prévoit également une amnistie pour les militants du Hamas qui accepteraient de renoncer à la violence et de vivre en “coexistence pacifique”.
Ce qui change
Si accepté, le plan entraînerait un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza après près de deux ans de conflit déclenché par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Il impliquerait également le déploiement d’une “force de stabilisation internationale temporaire” et la mise en place d’une autorité de transition sous la direction de Donald Trump, avec la participation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
Cependant, lors d’une conférence de presse conjointe avec Trump, Benjamin Netanyahu a souligné que les forces israéliennes resteraient présentes dans une grande partie de Gaza et qu’il s’opposait à la création d’un État palestinien. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a qualifié le plan d’ “échec diplomatique retentissant”, prédisant un retour aux hostilités.
Prochaines étapes
L’attention se porte désormais sur la réponse du Hamas, attendue dans les prochains jours. Donald Trump a averti que le mouvement islamiste s’exposerait à de “graves conséquences” en cas de refus. Israël a affirmé qu’il terminerait seul les opérations militaires à Gaza si le Hamas rejetait l’accord ou tentait de le saboter.
Sur le terrain, les frappes aériennes israéliennes se sont poursuivies mardi à Gaza, tandis que l’armée israélienne menait des opérations dans plusieurs zones, notamment Gaza City. Les habitants de Gaza, quant à eux, se montrent sceptiques quant à la faisabilité du plan.
Chiffres clés
| Nombre de personnes tuées lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 | 1 219 |
| Nombre de Palestiniens tués dans l’offensive israélienne à Gaza (au 2025-09-30) | 66 097 |
Sources
Déclaration de Donald Trump lors d’une conférence de presse.
Déclaration de Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse conjointe avec Donald Trump.
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