Le projet d’île artificielle Djirouatou, initié par Jean-Pierre Gomis, a reçu l’approbation officielle du gouvernement sénégalais le 12 juillet 2026, selon une déclaration de l’Agence nationale de développement côtier (ANDC).
Un projet controversé en phase de validation
L’approbation du gouvernement sénégalais marque une étape clé pour le projet, qui vise à créer une île de 12 km² dans le golfe de Guinée, à proximité de Dakar. Selon une source proche du ministère de l’Écologie, le projet a été validé après un examen des impacts environnementaux, bien que des groupes écologistes aient déposé des recours devant le Tribunal administratif de Dakar.
« Le gouvernement a pris en compte les recommandations des experts, mais les préoccupations des citoyens restent à traiter », a déclaré Mme Aïda Sarr, porte-parole de l’ANDC.
Aïda Sarr, porte-parole de l’Agence nationale de développement côtier
Le projet, initié par Jean-Pierre Gomis, un ingénieur civile et entrepreneur de Dakar, prévoit la construction d’un centre commercial, d’hôtels et d’infrastructures résidentielles. Selon un document officiel publié le 15 juillet, le coût estimé s’élève à 2,3 milliards de dollars, financés par un consortium privé et des prêts internationaux.
Les opposants et les enjeux environnementaux
Des associations comme Green Senegal ont exprimé leur inquiétude concernant la destruction des récifs coralliens et l’impact sur les écosystèmes marins. « Ce projet menace la biodiversité locale et pourrait perturber les activités de pêche des communautés côtières », a affirmé Mamadou Diouf, biologiste et membre de l’association.
Le gouvernement sénégalais a répondu que des mesures de compensation environnementale seront mises en place, notamment la restauration de zones marines dégradées. Cependant, les détails de ces mesures restent flous, selon un rapport de l’ONG Eco-Senegal daté du 17 juillet.
Les implications économiques et sociales
Le projet Djirouatou est présenté comme un levier de croissance économique, créant potentiellement 15 000 emplois directs et indirects. « Cela renforcera l’attractivité du Sénégal en tant que destination touristique et commerciale », a souligné M. Gomis lors d’une conférence de presse le 14 juillet.
Cependant, des critiques soulignent que les bénéfices pourraient être concentrés dans des mains privées. « La population locale ne bénéficiera pas des retombées économiques », a ajouté Ousmane Kane, économiste à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le gouvernement a indiqué qu’un comité de suivi serait mis en place pour surveiller la distribution des bénéfices.
Les prochaines étapes et incertitudes
Le projet devrait entrer en phase de construction d’ici la fin de l’année 2027, selon un calendrier publié par le consortium. Toutefois, des retards sont possibles en raison des recours judiciaires et des négociations avec les communautés locales. Le ministère de l’Écologie a indiqué que des consultations supplémentaires seront organisées avant le début des travaux.
Les autorités sénégalaises ont également annoncé des mesures pour limiter l’impact des travaux sur les habitants de la région. « Nous travaillons à un plan de compensation pour les résidents affectés », a précisé le ministre de l’Écologie, Amadou Sall, lors d’une réunion publique le 16 juillet.
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