Vaud interdit le prêt de fusils militaires aux abbayes, une pratique historique suspendue
Le canton de Vaud a mis fin à la pratique du prêt de fusils militaires aux abbayes, une tradition ancrée depuis des décennies, a révélé le 9 juin 2026. Selon le Service de la sécurité civile et militaire, cette décision, prise à la suite d’une analyse juridique, vise à éliminer un manque de base légale pour cette activité. Les abbayes, qui comptaient sur ces armes pour des concours de tir, se retrouvent désormais dans l’incertitude.
Une décision soudaine et contestée
La mesure a été prise début juin, après qu’un collaborateur cantonal ait constaté que la procédure de prêt ne respectait pas les prescriptions légales. Le Service a confirmé que moins de 20 abbayes sur environ 170 sont concernées, avec une demande annuelle de 40 à 70 fusils. Cependant, les organisateurs déplorent un « sale coup » pour le canton, comme le souligne Yann Delacrétaz, membre de l’Abbaye de Cuarnens. Il précise que les événements de ce week-end, comme l’Abbaye des Fusiliers, devront se passer de ces armes, contraints de recourir à des prêts privés ou à des fusils non conformes.
Un manque de base légale justifie la suspension
Le canton de Vaud affirme agir pour prévenir les risques, en évitant d’attendre un incident. L’analyse juridique a révélé que le prêt de fusils Fass 90, utilisés depuis des années, n’avait pas de fondement légal suffisant. Cette pratique, habituellement gérée par le Service, a été interrompue immédiatement. Les autorités n’ont pas précisé les conditions pour un retour de la mesure, mais des discussions sont en cours pour l’année prochaine. Des sources indiquent que des fusils bridés, sans mode automatique, pourraient être envisagés, sous réserve d’un permis d’acquisition.
Des réactions politiques et des incertitudes
L’annonce a suscité une mobilisation politique. Une députée de droite a demandé une dérogation au Conseil d’État, mais aucune réponse n’a été apportée. Les organisateurs, bien que comprenant le fond de la décision, critiquent le timing et le manque de clarté. Certains membres des abbayes devront prêter leurs fusils à d’autres participants, créant une situation délicate. Le canton reste silencieux sur les modalités futures, laissant les abbayes dans l’attente d’une assemblée générale prévue le 26 juillet.
Des solutions éventuelles à l’horizon
Le Service de la sécurité civile indique que des conditions de sécurité et un cadre légal pourraient permettre un retour des prêts. Cependant, aucune décision n’a été prise sur le type d’armes, leur nombre ou le financement. Les abbayes devront donc s’adapter à cette incertitude, en cherchant des alternatives. L’avenir de cette tradition reste ouvert, mais l’absence de directives claires continue de générer des questionnements.
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