Publié le 30 septembre 2024 14h45. Alors que la mission Artemis II approche, la NASA finalise les préparatifs du vaisseau spatial Orion et de la fusée SLS, tout en mettant en place un système de sauvetage d’urgence sophistiqué pour assurer la sécurité des astronautes.
Les ingénieurs de la NASA peaufinent les derniers détails du vaisseau Orion et de la fusée Space Launch System (SLS) en vue de la mission Artemis II, qui enverra des astronautes dans une zone de l’espace où l’homme n’a pas voyagé depuis plus de cinquante ans. Si l’attention se porte naturellement sur le voyage vers la Lune, la NASA accorde également une importance capitale à la sécurité des équipages, notamment en cas d’incident survenu durant le lancement ou la phase initiale du vol.
Récemment, la NASA a annoncé des progrès significatifs dans l’assemblage et les tests du système d’évacuation de lancement (Launch Abort System, LAS). Ce dispositif, qui prend la forme d’un mât de 13,5 mètres de haut au sommet du vaisseau, est conçu pour éloigner rapidement Orion de la fusée en cas de problème au décollage.
Le LAS peut être considéré comme une petite fusée supplémentaire, équipée de quatre moteurs à propergol solide. En cas de défaillance du lancement, il se déclencherait automatiquement, propulsant Orion à une distance sécuritaire où les parachutes pourraient être déployés pour un atterrissage en toute sécurité. Si le lancement se déroule normalement, le mât auxiliaire est simplement largué dans l’espace.
Pour illustrer la puissance du LAS, la NASA a comparé la poussée de ses moteurs à celle capable de soulever 26 éléphants.
Le système de sauvetage LAS s’inspire d’une technologie similaire utilisée lors des missions Apollo, mais également de systèmes développés par des entreprises privées comme SpaceX avec son vaisseau Crew Dragon, qui intègre un mécanisme de sauvetage directement dans sa structure.
Le vaisseau Orion lui-même ressemble à une version modernisée des capsules Apollo. L’équipage sera logé dans un cône relativement exigu, et contrairement aux missions d’il y a plus de cinquante ans, il ne sera pas équipé d’un module lunaire qui aurait pu augmenter l’espace habitable d’environ un mètre cube.
Le module lunaire jouera un rôle plus important dans le cadre du programme Human Landing System (HLS), notamment avec le vaisseau Starship, qui transportera les astronautes à la surface lunaire lors de la mission Artemis III, prévue pour la fin de la décennie. La mission Artemis II, quant à elle, se limitera à un vol de test autour de la Lune et un retour sur Terre.
Artemis II rappellera en certains aspects la mission Apollo 13, célèbre pour les complications survenues peu après le lancement et la nécessité de construire un filtre de fortune pour éliminer le dioxyde de carbone. Espérons que cette mission se déroulera sans incident majeur.
L’année prochaine s’annonce riche en événements. Outre Artemis II, la NASA attend avec impatience le premier vol orbital de Starship, prévu le 13 octobre, qui permettra de tester l’atterrissage du premier étage de la fusée Super Heavy et du vaisseau lui-même. Si SpaceX parvient à respecter ce calendrier, la prochaine année pourrait être marquée par des avancées significatives dans le domaine de l’exploration spatiale.