Publié le 2025-09-30 18:30:00. Une étude menée à l’Amsterdam UMC révèle que de nombreux patients hospitalisés ne reçoivent pas suffisamment de protéines dans leurs repas, un apport pourtant crucial pour la récupération et le maintien de la masse musculaire.
L’hôpital, censé favoriser la guérison, pourrait paradoxalement affaiblir ses patients. Des recherches récentes menées à l’Amsterdam UMC mettent en lumière un déficit protéique préoccupant dans l’alimentation hospitalière. Or, les protéines jouent un rôle fondamental dans la reconstruction des tissus, le renforcement du système immunitaire et la préservation de la force musculaire, autant d’éléments essentiels à une convalescence réussie.
Les experts recommandent généralement un apport minimal de 1,2 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel par jour pour les patients hospitalisés. Cependant, l’étude révèle que seule une minorité parvient à atteindre cet objectif.
L’essor des régimes alimentaires à base de plantes dans les hôpitaux, bien que louable pour des raisons de durabilité et de santé, pose un défi particulier. Les chercheurs ont constaté que les repas riches en protéines végétales contiennent souvent moins de protéines au total, et présentent un profil moins complet en acides aminés essentiels, notamment la lysine. Cela complique l’atteinte des besoins nutritionnels des patients en phase de rétablissement.
Il est important de souligner que l’alimentation végétale n’est pas intrinsèquement « mauvaise ». Au contraire, elle contribue à une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement. Néanmoins, dans un contexte de maladie ou de convalescence, elle exige une attention particulière. Combiner différentes sources de protéines végétales – par exemple, les légumineuses avec des céréales – peut aider à améliorer le profil en acides aminés.
Quelles sont les conséquences pour le patient ? Si l’on espère ne pas se retrouver prochainement à l’hôpital, cette recherche soulève une question pertinente pour tous : comment s’assurer d’un apport protéique suffisant, en particulier lorsqu’on adopte un régime plus végétal ?
Voici quelques pistes à explorer :
- Privilégiez les associations légumineuses-céréales, comme les lentilles accompagnées de riz.
- Ajoutez des noix et des graines à vos petits-déjeuners ou à vos salades.
- Consommez des produits laitiers ou des alternatives végétales enrichies en protéines.
À la maison, chacun contrôle son assiette. À l’hôpital, la responsabilité incombe à la cuisine. L’Amsterdam UMC a donc entrepris de suivre l’évolution de la qualité et de la quantité de protéines dans les repas hospitaliers, afin de garantir un meilleur soutien nutritionnel aux patients.
En conclusion, cette étude met en évidence un problème réel : l’apport protéique dans les hôpitaux est souvent insuffisant, en particulier lorsque l’alimentation est axée sur les produits végétaux. L’Amsterdam UMC s’engage à améliorer la situation, tout en rappelant l’importance d’une alimentation équilibrée et riche en protéines, quel que soit le régime alimentaire adopté.
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