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Les Pays-Bas bloquent le veto recht dans l’expansion de l’UE

Publié le 26 octobre 2023 10:35. La présidente du Conseil européen, Ursula von der Leyen, propose une réforme majeure des règles d'adhésion à l'Union européenne, visant à limiter le droit de veto des États membres et à accélérer…

Les Pays-Bas bloquent le veto recht dans l’expansion de l’UE

Publié le 26 octobre 2023 10:35. La présidente du Conseil européen, Ursula von der Leyen, propose une réforme majeure des règles d’adhésion à l’Union européenne, visant à limiter le droit de veto des États membres et à accélérer l’intégration de pays candidats comme l’Ukraine, l’Albanie et la Serbie. Cette initiative se heurte déjà à des résistances, notamment des Pays-Bas et de la Hongrie.

  • Ursula von der Leyen souhaite remplacer l’unanimité par une majorité qualifiée (55 % des États membres représentant au moins 65 % de la population européenne) pour valider les étapes clés des négociations d’adhésion.
  • La Hongrie bloque actuellement l’avancement des dossiers d’adhésion de l’Ukraine et de la Moldavie, invoquant des préoccupations liées à l’état de droit.
  • Les Pays-Bas, bien que favorables à une plus grande flexibilité concernant les sanctions contre la Russie, restent attachés au droit de veto en matière d’élargissement de l’UE.

La proposition de la présidente du Conseil européen intervient dans un contexte de tensions croissantes concernant l’élargissement de l’Union européenne. L’objectif est de rendre le processus d’adhésion plus efficace et de permettre à de nouveaux membres de rejoindre le bloc plus rapidement, notamment face à la situation géopolitique actuelle et la guerre en Ukraine. Le système actuel, basé sur l’unanimité, permet à un seul État membre de bloquer une étape cruciale des négociations, comme le démontre le blocage hongrois actuel.

Selon le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, une « conversation sérieuse » avec la Hongrie s’avère nécessaire. Il a déclaré :

« Il existe de nombreux moyens de faire pression sur la Hongrie. »

Mark Rutte, Premier ministre néerlandais

La position des Pays-Bas est motivée par une volonté de ne pas compromettre les principes fondamentaux de l’état de droit, condition essentielle à l’adhésion selon La Haye.

D’autres États membres, tels que la Bulgarie, la Grèce et Chypre, se montrent également réticents à abandonner leur droit de veto, en raison de différends bilatéraux avec des pays candidats. La Bulgarie s’oppose notamment à l’adhésion de la Macédoine du Nord, tandis que Chypre bloque l’adhésion de la Turquie. Ursula von der Leyen est donc consciente des difficultés à obtenir l’accord unanime des 27 États membres pour modifier les règles du jeu.

Paradoxalement, les Pays-Bas se montrent plus ouverts à l’idée de contourner le veto hongrois dans le cadre de nouvelles sanctions contre la Russie. Mark Rutte a expliqué :

« Nous essayons de garder la Hongrie à bord aussi longtemps que possible, mais si ce n’est pas possible avec les Hongrois, alors nous devons voir si cela peut être fait sans cela. Il est essentiel de faire la pression sur la Russie. »

Mark Rutte, Premier ministre néerlandais

Il a souligné la différence fondamentale entre les questions d’élargissement, qui touchent aux valeurs fondamentales de l’UE, et les sanctions, qui relèvent d’une politique étrangère plus pragmatique.

Cette divergence de vues met en lumière les tensions internes au sein de l’Union européenne et les défis liés à la recherche d’un consensus sur des questions sensibles comme l’élargissement et les sanctions.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.