Publié le 4 octobre 2025 à 17h53. Le système de refroidissement par eau porté par les pilotes de Formule 1 divise le plateau, avec des préoccupations soulevées quant à son efficacité réelle et à son impact sur la sécurité et le confort des pilotes.
- Max Verstappen critique ouvertement le système, estimant que son utilisation devrait rester un choix personnel.
- Des doutes persistent quant à la capacité du système à maintenir une température fraîche constante, notamment en cas de forte chaleur.
- George Russell et Oscar Piastri expriment des réserves, soulignant la nécessité de tests plus approfondis et la possibilité d’effets contre-productifs.
La nouvelle technologie de refroidissement, introduite cette saison pour lutter contre la chaleur extrême ressentie par les pilotes en course, suscite un débat animé au sein du paddock. Si la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) la présente comme un gain de sécurité, certains pilotes remettent en question son utilité et son confort.
Le champion du monde en titre, Max Verstappen, est l’un des plus critiques. Il a exprimé son mécontentement face à l’obligation potentielle de porter le système de refroidissement, estimant que cela devrait relever du choix individuel.
« Je n’aime pas ça. Je n’aime pas les tubes qui sont sur vous et votre corps avec les ceintures qui vont à côté de vous. Ensuite, ils peuvent dire que c’est un mauvais design. Je ne suis pas d’accord. Il faut juste une option pour les conducteurs. Certains aiment ça, certains ne le font pas. Et c’est bien. Ça devrait être une préférence personnelle. »
Max Verstappen, pilote de Formule 1
Il a également souligné que la sécurité pourrait être améliorée en se concentrant sur d’autres aspects, tels que la configuration des entrées de pit stop.
Verstappen a également mis en lumière un problème technique potentiel : l’efficacité du système dépend de la capacité à maintenir la glace sèche froide. Si celle-ci fond trop rapidement, le liquide de refroidissement pourrait en réalité augmenter la température du cockpit.
« Le problème est également que dans une voiture GT ou toute autre voiture, prototype, vous avez un peu plus d’espace pour mettre des trucs, ou au moins des câbles. Dans nos cockpits, il est si étroit qu’il n’y a pas d’espace, ou du moins pas assez d’espace. Et c’est aussi un peu un problème que je trouve. »
Max Verstappen, pilote de Formule 1
George Russell, pilote Mercedes, a reconnu que le système n’était pas parfait, mais a indiqué l’avoir utilisé avec succès lors de certaines courses, notamment à Bahreïn et en Arabie saoudite. Il a cependant souligné que les conditions de chaleur plus intenses rencontrées lors de la course actuelle pourraient affecter son efficacité.
« La course à Bahreïn, j’en étais satisfait. Je l’ai également couru en saoudien. J’en étais satisfait. Mais, bien sûr, ici, il fait beaucoup plus chaud. La glace sèche fondera plus vite. »
George Russell, pilote de Formule 1
Il a également mentionné que l’équipe avait apporté des améliorations au refroidissement global de la voiture pour lutter contre l’infiltration d’air chaud, qui peut atteindre des températures supérieures à 60 °C dans le cockpit.
Oscar Piastri, leader du championnat, a exprimé une opinion nuancée, soulignant que le système pouvait être efficace, mais qu’une défaillance pourrait aggraver la situation.
« Je pense que l’initiative est bonne. Mais, comme Max l’a dit, je pense qu’avoir le choix de l’utiliser ou non est important car il y a des avantages et des inconvénients. »
Oscar Piastri, pilote de Formule 1
Cette divergence d’opinions entre les pilotes de pointe laisse présager un débat continu sur l’avenir de ce système de refroidissement et sur la nécessité de trouver un équilibre entre sécurité, performance et confort.
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