Publié le 6 octobre 2025 à 22h58. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’oppose à l’interdiction des voitures à essence et diesel prévue par l’Union européenne en 2035, une position prise au cœur des difficultés rencontrées par l’industrie automobile allemande.
Friedrich Merz, leader de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), souhaite revoir la réglementation européenne qui interdit la vente de nouvelles voitures fonctionnant aux carburants fossiles à partir de 2035. Il estime que cette interdiction pourrait nuire à l’industrie automobile allemande, confrontée à une concurrence accrue, notamment de la part des constructeurs chinois.
« Je ne veux pas que l’Allemagne soit l’un des pays qui soutiennent cette mauvaise interdiction »,
Friedrich Merz, chancelier allemand
Cette prise de position intervient alors que l’Union européenne a annoncé en septembre 2025 une réévaluation de l’objectif de neutralité carbone pour les véhicules neufs d’ici 2035. Initialement, les États membres s’étaient accordés en 2023 pour interdire la vente de voitures émettant du dioxyde de carbone (CO2) à partir de cette date.
Merz a également indiqué que cette question était toujours en discussion avec son partenaire de coalition, le Parti social-démocrate (SPD). Il espère parvenir à un accord au sein du gouvernement avant une réunion prévue jeudi avec les principaux constructeurs automobiles allemands.
Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, les géants de l’industrie automobile allemande, subissent une pression croissante de la part des constructeurs chinois de véhicules électriques, tels que BYD, et ont exprimé des réserves quant aux objectifs fixés par l’UE.
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