Home NouvellesL’officier de l’IPS, Y Puran Kumar, allègue un préjugé de caste dans une « note de suicide » et nomme les officiers supérieurs | Actualités Chandigarh

L’officier de l’IPS, Y Puran Kumar, allègue un préjugé de caste dans une « note de suicide » et nomme les officiers supérieurs | Actualités Chandigarh

by Nicolas Lefèvre

Publié le 8 octobre 2025 à 21h59. Un officier de police de haut rang de l’Haryana, Y Puran Kumar, a été retrouvé mort à son domicile de Chandigarh, laissant derrière lui une note accusant plusieurs collègues de discrimination, de harcèlement et d’atrocités. Sa veuve a déposé plainte, dénonçant un complot visant à l’impliquer dans une affaire fabriquée.

  • Y Puran Kumar, officier IPS de l’Haryana, a été retrouvé mort avec une blessure par balle à Chandigarh.
  • Une note de suicide mentionne des accusations de discrimination fondée sur la caste, de harcèlement et d’humiliations publiques à l’encontre de neuf officiers IPS en activité, un officier IPS à la retraite et trois anciens fonctionnaires IAS.
  • L’épouse de la victime, Amneet P Kumar, fonctionnaire IAS, a déposé plainte contre le directeur général de la police de l’Haryana et le surintendant de police de Rohtak, alléguant un complot.

L’affaire a secoué les cercles policiers de l’Haryana et de Chandigarh. Y Puran Kumar, 52 ans, a été découvert sans vie mardi à son domicile. Une « note de suicide » retrouvée sur les lieux accuse nommément plusieurs hauts fonctionnaires de harcèlement et de discrimination, notamment en raison de sa caste. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’officier aurait évoqué des « atrocités » et une « torture mentale et administrative ».

Amneet P Kumar, qui se trouvait au Japon en mission officielle, est revenue mercredi et a immédiatement déposé une plainte auprès de la police de Chandigarh. Elle accuse le directeur général de la police de l’Haryana, Shatrujeet Kapur, et le surintendant de police de Rohtak, Narendra Bijarniya, d’avoir orchestré un complot pour impliquer son mari dans une affaire fabriquée. Elle affirme que son mari avait anticipé cette manœuvre et lui en avait fait part.

« Mon mari avait raisonnablement appris et m’avait laissé entendre qu’un complot se tramait sous les instructions du DGP (Haryana) Shatrujeet Singh Kapur et qu’il serait faussement impliqué dans une plainte frivole et malveillante en fabriquant de fausses preuves. »

Amneet P Kumar, épouse de la victime

Dans sa plainte, Amneet P Kumar demande l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire et l’arrestation des deux hauts gradés. Elle soutient que son mari a été poussé au désespoir par les agissements de ses supérieurs. Elle a également refusé d’autoriser l’autopsie tant que des mesures ne seront pas prises à l’encontre des personnes qu’il a désignées dans sa note.

La police de Chandigarh a confirmé avoir récupéré une « note finale » de huit pages ainsi qu’un testament. Une enquête approfondie a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès et vérifier les allégations contenues dans la note. Selon un officier de police de Chandigarh, les noms des officiers de l’Haryana mentionnés dans la note ne seront pas divulgués pour l’instant, afin de ne pas compromettre l’enquête.

Un haut responsable de la police a rejeté les accusations portées contre les forces de l’ordre, les qualifiant de réaction à la lutte contre la corruption menée par le gouvernement. Cependant, la note de suicide de Y Puran Kumar détaille des incidents précis de harcèlement et de discrimination, notamment des refus de congés, des mutations vers des postes inexistants et des procédures disciplinaires jugées injustes. Il évoque également des pressions exercées sur lui en raison de ses convictions religieuses.

L’affaire est d’autant plus sensible que le frère d’Amneet P Kumar, Amit Rattan, est un député du parti Aam Aadmi (AAP) au Pendjab, et que sa femme, Sanmeet Kaur, est également officier IPS. Amit Rattan a été arrêté en février 2023 dans une affaire de corruption présumée, avant d’être libéré.

La police de Chandigarh a analysé les images de vidéosurveillance et a saisi des appareils électroniques dans le domicile de la victime. Une commission médicale a été constituée pour procéder à l’autopsie. L’enquête se poursuit pour faire la lumière sur cette affaire tragique et déterminer si les accusations de harcèlement et de discrimination sont fondées.

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