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l’accusé condamné à dix ans de réclusion criminelle

Nîmes – Un an de prison supplémentaire a été prononcé, ce jeudi 9 octobre 2025, à l’encontre du seul accusé ayant contesté son verdict dans l’affaire des viols de Mazan. La cour d’assises du Gard l’a condamné à…

l’accusé condamné à dix ans de réclusion criminelle

Nîmes – Un an de prison supplémentaire a été prononcé, ce jeudi 9 octobre 2025, à l’encontre du seul accusé ayant contesté son verdict dans l’affaire des viols de Mazan. La cour d’assises du Gard l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle.

Après près de trois heures de délibéré, le président de la cour, Christian Pasta, a annoncé la sentence : « La cour et le jury condamne Monsieur D. à dix années de réclusion », assortie d’un suivi sociojudiciaire et d’une « injonction de soins pendant cinq ans ». L’accusation avait initialement requis douze ans de réclusion criminelle, estimant que l’accusé refusait d’assumer ses responsabilités.

L’avocat général, Dominique Sié, avait dénoncé une « œuvre de destruction massive », qualifiant le viol de « petite mort sournoise » et insistant sur le fait que la peine devait être à la hauteur de la gravité des faits. Il a affirmé que l’accusé était « totalement responsable de ses actes » et avait « dénié l’humanité » de Gisèle Pélicot.

Tout au long de son réquisitoire, l’avocat général a critiqué la « dénégation de toute responsabilité » de l’accusé, malgré les preuves, notamment des vidéos qu’il a jugées « désespérantes ». Il a rappelé que les actes sexuels commis sur une personne endormie constituent un viol, car la victime est incapable d’exprimer son consentement, contredisant ainsi la défense qui soutenait que l’accusé n’avait « jamais eu l’intention » de violer Gisèle Pélicot, pensant participer à un jeu libertin.

Dans ses dernières déclarations, l’accusé a affirmé « n’avoir jamais voulu faire du mal à cette dame », s’enfonçant davantage dans le déni après quatre jours d’audience à Nîmes.

L’affaire avait débuté avec 51 personnes condamnées en première instance, en décembre 2024, à des peines allant de 2 à 20 ans de prison pour viols et agressions sexuelles répétées. Sur ces 51 condamnés, 17 avaient fait appel, mais 16 se sont finalement désistés, laissant cet homme comme le seul à contester le jugement initial.

Tout au long du procès en appel, et déjà lors du premier procès, l’accusé a maintenu qu’il n’avait « jamais voulu violer » Gisèle Pélicot et qu’il ignorait qu’elle avait été droguée. Dominique Pelicot, témoin dans l’affaire puisqu’il n’a pas fait appel de sa condamnation à vingt ans de réclusion criminelle, a quant à lui affirmé que l’accusé était bien au courant de la sédation de Gisèle Pélicot.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.