À partir de dimanche, les voyageurs non européens entrant dans l’espace Schengen verront leurs entrées et sorties enregistrées grâce à un nouveau système de contrôle automatisé aux frontières. Ce dispositif, attendu depuis des années, vise à renforcer la sécurité et à mieux gérer les flux migratoires en Europe.
Les ressortissants de pays tiers arrivant pour de courts séjours dans la plupart des pays de l’Union européenne (à l’exception de Chypre et de l’Irlande), ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse, devront désormais présenter leur passeport, fournir leurs empreintes digitales et se faire photographier à des bornes automatiques. L’objectif est de remplacer progressivement le tamponnage manuel des passeports et d’améliorer le partage d’informations entre les 27 États membres de l’UE.
« Il s’agit d’une étape importante vers un système de gestion des frontières plus sûr et plus efficace pour l’UE », a déclaré Markus Lammert, porte-parole de l’Union européenne.
Le nouveau système permettra aux autorités de suivre précisément les dates d’entrée et de sortie des voyageurs, facilitant ainsi la détection des dépassements de séjour autorisés et des personnes dont l’entrée a été refusée. Son déploiement sera progressif pour minimiser les perturbations, chaque État membre disposant jusqu’à mi-avril pour mettre en place les contrôles automatisés à toutes ses frontières.
La France, l’une des destinations touristiques les plus prisées au monde, débutera avec un nombre limité de contrôles afin d’éviter la formation de longues files d’attente dans les aéroports et les gares. Le ministère de l’Intérieur français s’attend à une situation normale le 12 octobre, tout en reconnaissant que la mise en œuvre du système représente un « défi majeur ».
Les voyageurs britanniques, qui ne sont plus citoyens de l’UE depuis le Brexit, seront également soumis à ces nouvelles formalités. Les autorités britanniques préviennent que « chaque passager » devra s’attendre à « quelques minutes supplémentaires » pour passer les contrôles. Des terminaux ont déjà été installés à la gare de St Pancras à Londres et au port de Douvres, et des contrôles seront également effectués en Grande-Bretagne avant le passage de la frontière.
Les opérateurs du tunnel sous la Manche, Getlink, et le service ferroviaire Eurostar affirment être prêts et confiants quant au bon fonctionnement du système.
Par ailleurs, l’Union européenne prévoit de lancer prochainement un document électronique d’autorisation de voyage, appelé ETIAS, similaire au système américain ESTA. Les citoyens des pays exemptés de visa devront alors remplir un formulaire en ligne et s’acquitter d’une somme modique avant de se rendre dans l’UE.
L’exécutif européen souligne que l’EES contribuera à prévenir la migration irrégulière et à assurer la sécurité des personnes vivant ou voyageant en Europe.
Sur le même sujet
