Le chef présumé du gang transnational Tren de Aragua, Larry Alvarez, a sollicité l’aide du gouvernement colombien pour entamer des négociations en vue d’une démobilisation de son organisation, a révélé une lettre authentifiée ce samedi. Cette démarche intervient alors qu’Alvarez est incarcéré en Colombie et fait l’objet d’une demande d’extradition vers le Chili.
Dans cette missive adressée au commissaire à la paix colombien, au président Gustavo Petro et au ministère de la Justice, Larry Alvarez, alias « Larry Changa », demande de « faciliter le rapprochement et de construire une voie de démobilisation viable » pour Tren de Aragua. La lettre, signée par ses avocats, a été diffusée dans les médias locaux et en ligne et son authenticité a été confirmée par le bureau du commissaire à la paix.
Fondé dans une prison vénézuélienne, Tren de Aragua est devenu une organisation criminelle transnationale opérant dans huit pays. Les États-Unis l’ont désignée en 2023 comme une « organisation criminelle transnationale importante ». La lettre d’Alvarez inclut également une requête pour suspendre son extradition vers le Chili, où il est accusé de terrorisme, de trafic d’armes, d’extorsion et d’enlèvement.
L’initiative survient alors que le président colombien Gustavo Petro, entré en fonction en 2022, s’était engagé à mettre fin au conflit armé persistant en Colombie, malgré l’accord de paix historique conclu en 2016 avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Cependant, les tentatives de négociations de paix avec l’Armée de libération nationale (ELN), le cartel des Clans du Golfe et des groupes dissidents des FARC se sont jusqu’à présent soldées par des échecs. Les analystes estiment que ces groupes, financés par le trafic de drogue, ont profité de cette situation pour renforcer leur influence.
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