Publié le 2025-10-12 20:01:00. Une comète interstellaire, baptisée 3I/ATLAS, suscitera l’attention des astronomes en fin d’année 2025 lors de son approche la plus proche du Soleil, offrant une occasion unique d’étudier des matériaux provenant potentiellement des premiers âges de la Voie lactée.
- La comète 3I/ATLAS, découverte en juillet 2025, est le troisième objet interstellaire identifié à ce jour.
- Elle atteindra son point le plus proche de la Terre le 19 décembre 2025, à environ 270 millions de kilomètres.
- Les scientifiques espèrent que l’étude de cette comète permettra de mieux comprendre la formation des systèmes planétaires.
La comète 3I/ATLAS continue de fasciner la communauté scientifique. Contrairement aux comètes habituelles qui orbitent autour du Soleil, cet objet céleste est originaire de l’espace interstellaire, ce qui en fait un visiteur exceptionnel. Sa trajectoire hyperbolique indique qu’elle ne traversera notre système solaire qu’une seule fois avant de repartir vers l’infini.
Depuis sa découverte par un télescope robotisé au Chili, les astronomes surveillent attentivement sa course. Les calculs ont confirmé qu’elle se déplace à une vitesse impressionnante d’environ 58 kilomètres par seconde (soit 208 800 kilomètres par heure), ce qui en fait l’objet interstellaire le plus rapide jamais observé.
L’approche la plus proche de 3I/ATLAS du Soleil, appelée périhélie, est prévue pour fin octobre 2025. Elle passera alors à une distance comprise entre les orbites de la Terre et de Mars. Le 19 décembre 2025, elle atteindra son point le plus proche de notre planète, à environ 1,8 unité astronomique (soit 270 millions de kilomètres), selon le portail LeCielLive.
Bien qu’elle ne soit pas visible à l’œil nu, les télescopes de taille moyenne et grande devraient être en mesure de la détecter dans les régions du ciel offrant une bonne visibilité. La NASA et l’Observatoire européen austral (ESO) se préparent déjà à effectuer des observations détaillées pour capturer de nouvelles images de la comète lors de son passage.
Les experts soulignent que 3I/ATLAS ne représente aucune menace pour la Terre. Cependant, elle offre une opportunité inestimable d’étudier sa composition, sa luminosité et sa vitesse. Les données collectées pourraient apporter des éclaircissements sur les matériaux qui se forment dans d’autres systèmes stellaires.
L’astrophysicien Avi Loeb, de l’université Harvard, est l’un des chercheurs les plus actifs dans le débat sur l’origine de cette comète. Il estime que sa trajectoire coïncide avec le plan des planètes de notre système solaire, un alignement qu’il juge improbable pour un corps naturel. Il souligne également que l’objet provient de la constellation du Sagittaire, le même point d’origine que le mystérieux signal radio Wow ! enregistré en 1977. Plus d’informations sur les analyses d’Avi Loeb.
La comète 3I/ATLAS a été découverte le 1er juillet par un système de télescopes robotisés. C’est le troisième objet interstellaire confirmé après ‘Oumuamua (2017) et Borisov (2019). Son comportement inhabituel continue d’attirer l’attention des astronomes et des passionnés d’astronomie.
Son analyse pourrait fournir des indices sur les processus qui ont conduit à la formation des planètes et sur la nature des matériaux qui composent d’autres mondes. Les scientifiques espèrent ainsi remonter le temps et mieux comprendre les origines de notre propre système solaire.

Les astronomes ont confirmé que son passage à travers le système solaire sera unique et irremplaçable. (Photo : NASA/ESA)

Le 19 décembre, il atteindra son point le plus proche de la Terre, à environ 270 millions de kilomètres. (Photo : NASA/JPL-Caltech)

Leur étude promet de fournir de nouvelles données sur les matériaux qui existent au-delà de notre système solaire. (Photo : @RedCollie1/X)