La paire euro/dollar (EUR/USD) continue de subir des pressions, évoluant sous des seuils techniques importants et fragilisée par l’incertitude politique actuelle en France et aux États-Unis. Après avoir atteint un plus bas de deux mois à 1,1540, la devise européenne peine à consolider un rebond durable.
Les indicateurs techniques confirment cette tendance baissière. L’EUR/USD se maintient en dessous des moyennes mobiles simples (MMS) sur 20 et 50 jours, qui agissent comme des résistances. Le MACD, indicateur de momentum, évolue en territoire négatif, sans signe de retournement significatif. De plus, le Relative Strength Index (RSI) reste sous la barre des 50, signalant un potentiel de nouvelles baisses à court terme.
À ce stade, un échec à franchir le seuil de 1,1600 renforcerait le pessimisme des investisseurs et pourrait entraîner une chute vers la zone de support située entre 1,1500 et 1,1450. Une cassure de ce niveau pourrait ouvrir la voie à un test du plus bas du 31 juillet à 1,1403, puis à celui du 2 juin à 1,1342.
Inversement, un mouvement haussier soutenu au-dessus de la MMS à 100 jours, actuellement testée à 1,1635, pourrait relancer l’optimisme. Cela pourrait permettre à la paire de tester à nouveau les MMS sur 20 et 50 jours, autour de 1,1690 à 1,1740. Si ces résistances étaient franchies, le plus haut mensuel du 1er octobre à 1,1790 pourrait être visé, marquant le sommet d’une fourchette dans laquelle l’EUR/USD évolue depuis fin juin. Un tel scénario pourrait modifier le sentiment du marché et le rapprocher d’une position plus neutre, voire haussière.
En résumé, l’EUR/USD demeure vulnérable tant qu’il évolue sous ses principales moyennes mobiles. L’incapacité à dépasser 1,1700 augmente la probabilité d’une poursuite de la baisse, avec une zone de support potentielle entre 1,1450 et 1,1500.
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