Le sommet de paix égyptien, qui s’est tenu ce lundi, a été le théâtre d’une rencontre très attendue entre Pedro Sánchez et Donald Trump, marquée par une tension palpable concernant les dépenses de défense de l’Espagne. L’échange, survenu en marge des discussions sur le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, a mis en lumière les divergences persistantes entre les deux dirigeants.
L’arrivée de Donald Trump sur scène a été suivie d’une poignée de main avec Pedro Sánchez, durant laquelle un geste appuyé de l’ancien président américain a été remarqué. Après cet échange, Trump a pris la parole pour remercier l’ensemble des participants au processus de paix, nommant chacun des acteurs impliqués. Il s’est ensuite directement intéressé à la présence du représentant espagnol, le cherchant activement avant de l’aborder.
La conversation qui a suivi a rapidement porté sur la question des dépenses de défense, sujet sur lequel Trump s’est déjà exprimé à plusieurs reprises. S’adressant à Pedro Sánchez, il a déclaré : « Vous travaillez déjà sur la question du PIB ? Eh bien, nous nous en rapprocherons. Vous faites un travail fantastique. » Sánchez s’est contenté d’un hochement de tête et d’un sourire en réponse.
Cette rencontre intervient après que Donald Trump a, la semaine dernière, évoqué la possibilité d’une expulsion de l’Espagne de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) en raison de son refus d’augmenter ses dépenses militaires. Depuis la Maison Blanche, il avait déclaré : « J’ai demandé qu’ils paient 5 % et non 2 %. Et la majorité a pensé que cela n’arriverait pas et cela a été approuvé pratiquement à l’unanimité. Nous avions un pays en retard : l’Espagne (…) Ils devraient les appeler et découvrir pourquoi ils sont à la traîne. Et ils se portent bien aussi, pour beaucoup de choses que nous avons faites (…) Ils n’ont aucune excuse pour ne pas le faire, mais ce n’est pas grave. Peut-être qu’ils devraient être expulsés de l’OTAN, franchement. »
Les exigences de Trump concernant les dépenses de défense des pays de l’OTAN ont évolué ces derniers mois, l’objectif étant désormais d’atteindre 5 % du PIB d’ici 2035. Une perspective que le gouvernement espagnol juge « déraisonnable et contre-productive » pour son modèle d’État social. En avril dernier, Pedro Sánchez avait affirmé : « Nous allons faire un effort important. Sans augmenter les impôts, sans toucher un seul euro de l’État-providence et sans augmenter le déficit public. »
C’est la première rencontre entre Trump et Sánchez depuis le retour de l’ancien président à la Maison Blanche en janvier dernier. Les deux hommes s’étaient déjà croisés en juillet lors du sommet de l’OTAN à La Haye et, plus récemment, à l’Assemblée générale de l’ONU, mais sans échanger de salutations.
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