L’entraîneur de Manchester United, Ruben Amorim, a réagi aux récentes déclarations de Sir Jim Ratcliffe concernant le temps nécessaire pour relancer le club, tout en soulignant l’incertitude inhérente au football moderne. Alors que les résultats décevants s’accumulent, l’optimisme affiché par le nouveau propriétaire contraste avec la pression constante qui pèse sur l’équipe.
Dans une interview accordée au Times la semaine dernière, Sir Jim Ratcliffe avait estimé qu’il faudrait potentiellement trois ans à Ruben Amorim pour opérer un changement significatif à Old Trafford. Ces propos, intervenant dans une période de questionnement autour de l’avenir de l’entraîneur portugais, ont contribué à apaiser certaines tensions immédiates.
Cependant, à la veille du 100e derby entre Manchester United et Liverpool à Anfield, Amorim a insisté sur l’imprévisibilité du football. « C’est très bien à entendre, mais il me le répète constamment, parfois par message après les matchs, a-t-il déclaré. Mais nous savons, Jim et moi, que le football ne fonctionne pas comme ça. L’important, c’est le prochain match. Même avec des propriétaires, on ne peut pas contrôler le lendemain. »
Le directeur général, Omar Berrada, a d’ailleurs reconnu que l’adaptation d’Amorim à la Premier League, après son arrivée en provenance du Sporting Lisbonne en novembre dernier, s’avérait plus longue que prévu. Sous la direction du technicien de 40 ans, Manchester United n’a remporté que 10 victoires en 34 matchs de Premier League. L’équipe n’a encore jamais enchaîné deux succès en championnat et n’a jamais dépassé la neuvième place à l’issue d’une journée de compétition cette saison.
Ces statistiques alarmantes mettent à rude épreuve la confiance des supporters dans leur entraîneur, alors que le club aborde une série de rencontres traditionnellement difficiles. Amorim affirme ne pas ressentir d’incertitude particulière au centre d’entraînement de Carrington et insiste sur le fait que la pression qu’il s’impose à lui-même et à ses joueurs est bien plus forte que celle exercée de l’extérieur. Il a même exprimé une certaine réticence face à l’idée que Ratcliffe tente d’instaurer un climat de calme, craignant que cela n’affecte l’équipe.
« Ce n’est pas juste quelque chose dont les gens parlent, je le ressens tous les jours, a-t-il précisé. C’est bien à entendre, car cela aide nos supporters à comprendre que la direction est consciente que cela prendra du temps. Mais en même temps, je n’aime pas ça, car cela donne l’impression que nous avons le temps de trouver des solutions. Je ne veux pas de ce sentiment dans notre club. » Amorim a conclu en soulignant que, dans le football, et particulièrement dans les grands clubs, il est nécessaire de se prouver à chaque match.
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