Home NouvellesUne affaire d’achat et de vente de voitures dans le sud de Tangerang se termine par un enlèvement et une torture

Une affaire d’achat et de vente de voitures dans le sud de Tangerang se termine par un enlèvement et une torture

by Nicolas Lefèvre

Publié le 17 octobre 2025. Un couple et deux de leurs collègues ont été séquestrés près de Tangerang, en Indonésie, suite à un différend financier lié à un crédit automobile. Neuf personnes ont été identifiées comme suspects dans cette affaire complexe.

  • Un couple, identifié par leurs initiales I et DJ, ainsi que deux collègues, NA et AAM, ont été enlevés alors qu’ils négociaient la vente d’un véhicule.
  • L’enlèvement serait lié à un crédit automobile impayé et à la revente illégale du véhicule par l’un des suspects.
  • Neuf personnes ont été désignées comme suspects, dont le principal instigateur, MAM, et deux membres de la marine indonésienne accusés d’avoir assuré la surveillance de la résidence où les victimes étaient retenues.

L’affaire a débuté par un litige financier entre MAM et NN concernant un prêt automobile. Selon les premières investigations, NN n’a pas honoré ses engagements de remboursement et a vendu le véhicule de MAM à un tiers, sans en informer le prêteur. MAM, excédé par cette situation, a alors décidé de prendre la justice en main.

Le commissaire Kadek Dwi, chef de l’unité 3 de la direction des crimes généraux de la police métropolitaine de Jakarta, a expliqué que MAM a d’abord séquestré NN pendant trois semaines, afin de découvrir le sort de son véhicule. Une fois l’information confirmée, il a ensuite organisé l’enlèvement de I, DJ, NA et AAM.

NN aurait contacté I pour lui proposer d’acheter le véhicule, et I aurait versé une somme de 49 millions de roupies indonésiennes (environ 2 800 €) en acompte. C’est lors d’une rencontre organisée dans un quartier populaire de Jagakarsa que l’enlèvement a eu lieu.

Les victimes ont ensuite été transportées au domicile de MA, un associé commercial de MAM, situé à Pondok Aren, Tangerang Sud. MA aurait mis sa maison à disposition des ravisseurs, sans être initialement au courant des motivations de MAM et NN. Selon le commissaire Kadek Dwi :

« L’autre suspect (MA) ne connaissait pas le problème, mais il a prêté sa maison. Il n’y a pas de lien familial entre les suspects, il voulait simplement faire des affaires. »

Commissaire Kadek Dwi, chef de l’unité 3, Subdit Resmob, Ditreskrimum Polda Metro Jaya

Pour assurer la surveillance de la maison servant de lieu de détention, MAM aurait également engagé deux membres de la marine indonésienne (AL) en échange d’une somme de 20 millions de roupies indonésiennes (environ 1 150 €) pour deux semaines. La police se coordonne avec le service de la police militaire de la marine (POM AL) pour enquêter sur l’implication de ces militaires.

L’une des victimes, Indra, a témoigné des violences subies pendant sa captivité. Il a décrit des séances de torture impliquant l’utilisation de tuyaux, de câbles, de cintres et même de cigarettes brûlées. Indra a également précisé que lui et ses compagnons d’infortune ont subi des blessures sur tout le corps.

« Certains utilisaient des tuyaux, d’autres des câbles et des cintres, un cintre brûlé avec des cigarettes. »

Indra, victime de l’enlèvement

L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue des responsabilités de chaque suspect et pour comprendre les motivations exactes qui ont conduit à cet acte criminel.

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