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Mauvaise nouvelle que Trump veuille rejoindre la planche à dessin

by Clara Dubois

Publié le 18 octobre 2025 08h13. Alors que l’Ukraine espère une aide américaine accrue, Donald Trump envisage une implication personnelle directe dans les négociations de paix avec la Russie, une approche contrastant avec son succès récent au Moyen-Orient où il s’est appuyé sur ses conseillers.

  • Donald Trump envisage de siéger personnellement aux négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie.
  • Son approche diffère de celle adoptée au Moyen-Orient, où il a laissé la diplomatie à son gendre, Jared Kushner.
  • L’efficacité de l’implication directe de Trump dans les négociations est incertaine, son discours sur le conflit ukrainien étant parfois contradictoire.

Lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche vendredi dernier, Donald Trump a exprimé son intention de participer activement aux pourparlers de paix avec Moscou. Il envisage de se positionner comme un tiers neutre lors de ces négociations, une rupture avec la stratégie diplomatique habituelle.

Cette approche contraste fortement avec celle qu’il a adoptée dans le dossier israélo-palestinien, où il s’est appuyé sur son gendre, Jared Kushner, pour mener des discussions discrètes et fructueuses. Kushner, par ses liens personnels avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses intérêts financiers dans la région, a joué un rôle clé dans les récents accords de paix.

L’Ukraine, de son côté, a sollicité un soutien plus concret de la part de Trump. Zelensky a exhorté l’ancien président à aider à mettre fin au conflit avec la Russie, affirmant qu’il était temps d’agir de manière décisive.

Cependant, l’engagement de Trump dans la question ukrainienne a jusqu’à présent été marqué par des revirements et des déclarations contradictoires. Il a oscillé entre des promesses d’une paix imminente et des avertissements pessimistes, allant jusqu’à suggérer que les deux parties pourraient être contraintes de continuer à se battre « jusqu’à la dernière goutte de sang », comme il l’a déclaré début juin. Voir Axios.

Pour l’heure, Trump semble s’appuyer sur d’autres figures pour tenter d’ouvrir des canaux de communication avec la Russie. Sa femme, Melania Trump, a notamment écrit des lettres émouvantes à Vladimir Poutine concernant les enfants ukrainiens enlevés par les forces russes. Si son engagement envers les enfants est sincère, il reste à voir si cette initiative pourra déboucher sur des progrès significatifs dans les négociations de paix.

La semaine dernière a illustré la nature imprévisible de l’approche de Trump face à la guerre en Ukraine. Il a d’abord exprimé sa « déception » envers Poutine pour avoir continué les bombardements, tout en menaçant de fournir à l’Ukraine des missiles Tomahawk en représailles. Il a ensuite eu un entretien téléphonique de plus de deux heures avec le président russe, au cours duquel il a apparemment été sensibilisé à la puissance destructrice de l’arsenal militaire américain.

Au lieu de missiles, Trump et Poutine pourraient se rencontrer à Budapest, en Hongrie, sous la présidence de Viktor Orbán, un lieu privilégié par le mouvement Maga.

L’idée que le style de leadership non conventionnel de Trump puisse s’avérer efficace dans la résolution de conflits majeurs est séduisante, surtout après les succès obtenus au Moyen-Orient. Cependant, il est essentiel de ne pas succomber à l’enthousiasme et de rester conscient des risques potentiels. Dans le cas de l’Ukraine, il existe peu d’éléments concrets suggérant que l’impulsivité et l’imprévisibilité mènent à la paix.

Selon des informations rapportées par CNN, l’administration Trump considère en interne la première rencontre entre Trump et Poutine en Alaska comme un échec. Suite à cet événement, les États-Unis auraient renforcé le partage de renseignements avec l’Ukraine afin d’exercer une pression accrue sur la Russie.

Si la paix revient à Kiev, un prix Nobel de la paix pourrait récompenser Donald Trump. Mais son désir de s’impliquer personnellement pourrait bien annoncer un nouvel hiver de guerre en Europe.

Pour en savoir plus :

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