Publié le 18 octobre 2025. Des témoignages glaçants révèlent l’implication du Parti communiste chinois (PCC) dans des réseaux de cyberfraude en Asie du Sud-Est, où des victimes sont séquestrées, torturées et rançonnées, tandis que les autorités locales semblent parfois complices.
- Un entrepreneur sud-coréen a échappé à un réseau de fraude cambodgien et témoigne de la collusion entre criminels et police.
- La mort d’un étudiant sud-coréen dans ces réseaux a provoqué une crise diplomatique et une intensification des opérations de sauvetage.
- Des anciens agents du PCC affirment que le groupe Prince, impliqué dans ces fraudes, est un instrument du PCC en Asie du Sud-Est.
La situation des ressortissants étrangers piégés dans des réseaux de cyberfraude au Cambodge et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est s’aggrave, avec des accusations croissantes d’implication du Parti communiste chinois. Récemment, l’évasion d’un entrepreneur sud-coréen, M. A., a mis en lumière des pratiques choquantes et des liens troublants entre les organisations criminelles et les forces de l’ordre locales.
M. A., dirigeant d’une entreprise de pièces automobiles dans la province de Gyeongsangnam-do, avait été attiré au Cambodge sous prétexte de discussions commerciales au cours du second semestre 2024. Il a rapidement été kidnappé et séquestré dans un centre de fraude électronique. Pendant plusieurs jours, il a été soumis à des violences et contraint de solliciter une rançon auprès de sa famille en Corée du Sud.
Secouru grâce à l’intervention de ressortissants coréens et de l’ambassade de Corée du Sud, M. A. a vécu une expérience terrifiante en attendant d’être pris en charge par les représentants consulaires. Il a déclaré :
« Ces membres de gangs chinois, qui auraient dû être interrogés par la police, portaient ouvertement des armes à feu, plaisantaient avec le chef de la police et fumaient des cigarettes. J’étais terrifié. »
L’affaire intervient après la mort tragique d’un étudiant sud-coréen, victime d’un réseau de fraude similaire, qui a suscité une vive émotion en Corée du Sud et poussé les autorités à intensifier leurs efforts pour retrouver et rapatrier leurs ressortissants. Des dizaines de Sud-Coréens ont ainsi été secourus, et les médias sud-coréens suivent de près l’évolution de la situation.
Selon le journal sud-coréen Chosun Ilbo, les opérations de ces réseaux criminels sont souvent basées dans des complexes de villas, comme celui du groupe Prince situé non loin de Phnom Penh. Environ 4 000 personnes originaires de Corée du Sud, du Vietnam, d’Indonésie et d’autres pays y seraient retenues contre leur gré et forcées de participer à des activités de fraude en ligne.
Bien que les autorités cambodgiennes aient intensifié leur répression suite à la pression internationale, des témoignages laissent entendre que la situation reste préoccupante. Des habitants des communautés coréennes voisines soupçonnent la police locale de complicité, et craignent que les réseaux de fraude ne se reconstituent rapidement. Les organisations criminelles cambodgiennes de cyberfraude sont en mouvement (Photo Internet continentale).
Les médias coréens rapportent que la plupart de ces réseaux de fraude sont dirigés par des ressortissants chinois, et que les conditions de détention y sont particulièrement inhumaines, avec des cas de torture, de meurtre et même de prélèvement d’organes.
Le groupe Prince, sanctionné par le gouvernement américain, est dirigé par Chen Zhi et est accusé de fraude transfrontalière causant des pertes importantes aux citoyens américains. Les autorités américaines l’accusent également de blanchiment d’argent et le lient à l’Organisation du Front uni du Parti communiste chinois.
Des révélations troublantes proviennent également d’Eric, un ancien agent du PCC qui affirme avoir travaillé pour le groupe Prince. Il a déclaré sur la plateforme X que le groupe Prince est un instrument clé des activités secrètes du PCC en Asie du Sud-Est. Il a notamment identifié un agent de liaison, Li, ancien responsable du Corps de sécurité politique de Chongqing, en contact direct avec Chen Zhi.
Eric, qui s’est depuis réfugié en Australie, affirme avoir été infiltré au sein du groupe Prince pour faciliter les opérations d’espionnage du PCC et aider à piéger les dissidents à l’étranger. Ces informations confirment les soupçons croissants selon lesquels les réseaux de fraude en Asie du Sud-Est sont étroitement liés aux organisations d’espionnage du PCC et à l’initiative « Une ceinture, une route ».
(Éditeur : Shang Chuan)
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