Publié le 19 octobre 2025 à 09h11 (mis à jour le 19 octobre 2025 à 09h11). Des milliers d’Américains ont manifesté à travers le pays, notamment à Times Square, dans le cadre d’une journée de protestation contre la politique du président Trump, dénonçant un glissement vers un pouvoir autoritaire.
Plus de 2 600 rassemblements ont eu lieu samedi dans les 50 États américains, témoignant d’une opposition croissante à l’administration Trump. L’événement le plus important s’est déroulé à Times Square, à New York, où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur mécontentement face aux récentes décisions en matière d’état de droit, de droits de l’homme et d’immigration.
Cette mobilisation fait suite à des premières manifestations organisées en juin par des organisations non gouvernementales. Les participants ont brandi des pancartes portant des slogans tels que « Défendre la démocratie » et « Nous ne voulons pas de roi », scandant des appels à la démission du président Trump. L’atmosphère était à la fois animée et pacifique.
À l’approche d’Halloween, de nombreux manifestants ont choisi de se déguiser pour tourner en dérision la situation politique actuelle. Jenny, déguisée en clown, a expliqué qu’elle souhaitait exprimer son opposition aux autorités en place par l’humour.
« Je défends les droits de mon pays et je suis en première ligne en utilisant la moquerie. Le moyen le plus puissant de combattre le fascisme est d’être heureux, car les régimes fascistes veulent voir la peur. »
Jenny, manifestante
Jenny a critiqué la politique de l’administration Trump, la qualifiant d’« État voyou » et dénonçant le manque de considération du président pour les autres. Elle a également rappelé que les États-Unis sont un pays d’immigration, soulignant l’histoire familiale de ses parents, originaires de Chypre et arrivés aux États-Unis en 1951.
Dillon, venu avec sa grand-mère, s’est dit inquiet des récents événements survenus à Washington et de l’évolution des méthodes employées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Il a exprimé son inquiétude quant à une possible banalisation des pratiques conservatrices.
« La raison pour laquelle l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) est préoccupante n’est pas qu’ils expulsent les immigrants illégaux, mais qu’ils utilisent d’anciennes méthodes pour mettre en œuvre ces mesures. Cela a abaissé le niveau de conscience conservatrice des Américains. Est-ce la seule manière d’intervenir ? »
Dillon, manifestant
Le mouvement « Journée sans roi » s’inspire de la figure du roi George III, souverain britannique contre lequel les colonies américaines se sont rebellées en 1775. Les organisateurs utilisent cette métaphore pour dénoncer les dérives autoritaires de Donald Trump et encourager des rassemblements non violents. L’acteur Robert De Niro a publiquement apporté son soutien à cette initiative.
Donald Trump a réagi en affirmant qu’il n’était pas un roi, tandis que des responsables républicains ont également exprimé leur opposition au mouvement. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a notamment déclaré que les manifestants « anti-fascistes » étaient en réalité des partisans du Hamas. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a quant à lui ironisé en affirmant que « pas de roi signifie pas de salaire, pas de salaire, pas de gouvernement ».
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