L’accord de libre-échange ASEAN-Australie-Nouvelle-Zélande (AANZFTA) a connu une mise à jour majeure en avril 2025, visant à simplifier les échanges commerciaux et à renforcer la compétitivité des entreprises de la région. Ce second protocole modernise les règles existantes pour mieux refléter les réalités du commerce mondial actuel, notamment l’essor du numérique et les enjeux de la chaîne d’approvisionnement.
Créé en 2009, l’AANZFTA est l’un des accords commerciaux les plus vastes de la région Asie-Pacifique. Il a déjà permis de réduire les droits de douane et de stimuler les échanges entre les pays membres. Une première mise à jour en 2014 avait apporté quelques ajustements, mais l’évolution rapide du commerce numérique, l’importance croissante des normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), et la complexité accrue des chaînes d’approvisionnement ont rendu nécessaire une modernisation plus approfondie.
Le second protocole, qui entrera en vigueur en avril 2025, simplifie notamment les règles d’origine. Un exportateur vietnamien de textiles, par exemple, qui utilise de la laine provenant de Nouvelle-Zélande, pourra désormais considérer ces deux matières premières comme étant d’origine régionale. Cela facilitera l’accès aux tarifs préférentiels lors de l’exportation de vêtements vers l’Australie, améliorant ainsi la compétitivité de l’entreprise.
Les procédures douanières sont également rationalisées grâce à l’introduction de traitements dématérialisés, de règles plus claires concernant l’expédition directe et de mécanismes de dédouanement accélérés. Ces changements alignent l’AANZFTA sur les meilleures pratiques internationales, réduisant les coûts de transaction et les obstacles pour les entreprises opérant au sein de l’ASEAN et en Océanie. L’objectif est de soutenir les chaînes d’approvisionnement “juste à temps” et d’ouvrir de nouvelles perspectives de croissance pour le commerce régional.
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