Publié le 21 octobre 2025 à 09h20 (CET/CEST). L’Équateur, premier exportateur mondial de bananes, est en état d’alerte face à la menace du Fusarium TR4, un champignon dévastateur pour les plantations, après la détection d’un cas suspect dans la province de Santa Rosa. Les autorités équatoriennes affirment être préparées à contenir l’épidémie et à assurer la continuité des exportations.
- Un cas suspect de Fusarium TR4 a été identifié sur une exploitation de 7 hectares à Santa Rosa, près de la frontière péruvienne.
- L’Association des exportateurs équatoriens de bananes (AEBE) a organisé une réunion d’experts pour échanger sur les stratégies de lutte contre ce champignon.
- Le gouvernement équatorien a activé un plan d’urgence et mis en place un comité interinstitutionnel pour coordonner les actions de prévention et de contrôle.
L’Équateur, qui fournit plus de 70 pays en bananes, est particulièrement vulnérable au Fusarium TR4, également connu sous le nom de “maladie de Panama”. Ce champignon a déjà causé des ravages dans d’autres pays d’Amérique latine, notamment la Colombie, le Venezuela et le Pérou. Jusqu’à présent, l’Équateur avait réussi à maintenir le pathogène hors de ses frontières, mais cette récente découverte a déclenché tous les protocoles de confinement mis en place ces dernières années.
Lors de la conférence “Banana Time 2025”, organisée par l’AEBE à Guayaquil, des experts venus du Brésil, de Colombie, du Venezuela et du Pérou ont partagé leurs expériences et les dernières avancées scientifiques en matière de neutralisation du TR4. Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Danilo Palacios, a exprimé sa confiance dans la capacité du secteur à faire face à cette menace, citant le succès du contrôle de la cercosporiose noire comme exemple encourageant.
« Cette alerte à Santa Rosa a activé le plan d’urgence. »
Gustavo Cepeda, sous-secrétaire aux filières agricoles stratégiques du ministère de l’Agriculture
Gustavo Cepeda a souligné l’importance de la responsabilité partagée de tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Un plan de formation pour les producteurs est en cours d’élaboration afin de renforcer les mesures de biosécurité. L’Équateur s’inspire des expériences de pays comme la Colombie, l’Australie et les Philippines, qui ont réussi à contrôler la propagation du champignon grâce à une formation rigoureuse, à la recherche scientifique et à une coopération étroite entre les secteurs public et privé.
Les experts ont insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée et d’une vigilance accrue pour protéger les plantations équatoriennes et préserver les exportations de bananes.

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