Alors que Donald Trump affirmait ne vouloir perdre son temps en négociations infructueuses, la Russie a intensifié ses frappes nocturnes sur l’Ukraine, faisant au moins six morts. Ces attaques remettent en question la sincérité des intentions de Moscou et soulèvent des doutes sur la possibilité d’un dialogue constructif à court terme.
Selon les autorités ukrainiennes, les bombardements sur Kyiv et d’autres villes sont la preuve que Vladimir Poutine n’est pas réellement disposé à rechercher une solution pacifique, mais cherche plutôt à gagner du temps sur le champ de bataille. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une nouvelle nuit de terreur, signalant la mort d’au moins 13 personnes et des dizaines de blessés à travers le pays au cours des dernières 24 heures, dont deux enfants à Kyiv.
« Une autre nuit qui prouve que la Russie ne ressent pas suffisamment de pression pour mettre fin à cette guerre », a déclaré Zelensky, appelant les alliés occidentaux à lui fournir des missiles à longue portée. Il estime que l’absence de telles capacités encourage Moscou à intensifier ses attaques. « Plus l’Ukraine aura une portée à long terme, plus la Russie sera disposée à mettre fin à la guerre », a-t-il affirmé dans son allocution du soir.
Interrogé sur les déclarations de Trump, le Kremlin a réagi en soulignant que ni le président américain ni Vladimir Poutine ne souhaitaient « perdre de temps ». Le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, a toutefois précisé qu’une éventuelle rencontre nécessiterait une « préparation » préalable.
« Je ne veux pas avoir une réunion gâchée ; je ne veux pas perdre de temps », avait déclaré Trump, laissant entendre qu’il attendrait de voir l’évolution de la situation avant de prendre une décision concernant une rencontre avec Poutine, initialement prévue en Hongrie.
Ces attaques interviennent alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé mardi que Moscou s’oppose à un cessez-le-feu immédiat avant l’ouverture de négociations. Andrei Fedorov, ancien vice-ministre russe des Affaires étrangères, a expliqué à NBC News que cette position reflète une différence fondamentale entre la Russie et les États-Unis.
Selon des sources proches de la Maison Blanche, Trump a suspendu ses efforts de médiation après avoir été informé d’un échange « productif » entre Lavrov et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. Le Kremlin, de son côté, a insisté sur son souhait de se conformer aux accords conclus entre Trump et Poutine lors de leur précédente rencontre en Alaska.
Malgré ces tensions, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, allié de longue date de Trump et proche de Poutine, a indiqué que son ambassadeur à Washington continuait de travailler à l’organisation d’une éventuelle rencontre entre les deux présidents. « Les préparatifs du sommet de la paix se poursuivent », a-t-il déclaré sur Facebook, ajoutant que la date reste incertaine.
La Russie cible particulièrement les infrastructures énergétiques ukrainiennes à l’approche de l’hiver, dans une stratégie visant à plonger le pays dans le froid et l’obscurité, comme elle l’a fait lors des hivers précédents.
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