Wellington (Somerset) – L’engouement pour le jeu de fléchettes féminin est en forte baisse à Wellington, une ville où ce sport autrefois très populaire peine aujourd’hui à recruter de nouvelles joueuses.
Autrefois, Wellington comptait jusqu’à 24 équipes féminines de fléchettes. Aujourd’hui, il n’en reste plus que six, malgré l’augmentation de la population de la ville. Les membres des équipes craignent que cette diminution du nombre de participantes, conjuguée à la crise du coût de la vie et au manque de lieux pour jouer, ne mette en péril leur loisir.
« Nous ferons tout notre possible pour maintenir cette activité », assure Linda Perry, responsable de la ligue féminine de la ville.
Shirley Thorne, 63 ans, joue dans la ligue depuis 1982 et est la capitaine de l’équipe Curly’s Crew. Elle a commencé à jouer à 18 ans, après avoir observé son mari. « Il suffisait de viser le centre de la cible et de trouver son geste », lui avait-on enseigné, raconte-t-elle avec un sourire. « Je suis toujours à la recherche de ce geste ! » Elle s’inquiète de la perte d’intérêt pour ce jeu et déplore le manque de nouvelles joueuses malgré les nombreux appels à candidatures.
« C’est vraiment dommage », regrette-t-elle.
Linda Perry souligne le besoin urgent de rajeunir les équipes. « Nous avons très peu de jeunes joueuses, ce sont surtout des femmes d’un certain âge », explique-t-elle. Ali Stubbings, 66 ans, capitaine de l’équipe Hot Divas, ajoute que la disparition des lieux de jeu est un facteur important. « Avec toutes ces nouvelles constructions, les gens n’ont plus les moyens d’aller au pub et de payer les prix », constate-t-elle.
« Les femmes d’un certain âge, qui disposent d’un peu d’argent supplémentaire, peuvent encore se permettre de sortir boire un verre, mais les jeunes, elles, ne le peuvent plus », explique-t-elle.
Ali Stubbings explique que le coût de la vie a un impact sur sa capacité à pratiquer son loisir. Elle continue d’aller jouer chaque semaine car elle « adore » ça. « Je viens depuis que j’ai 18 ans, même pendant mes grossesses… Je ne pourrais pas imaginer ne plus jouer aux fléchettes », confie-t-elle.
Pour les femmes qui participent, les rencontres sont également un moment privilégié pour échanger sur des sujets personnels, comme la ménopause ou leurs enfants. Le groupe espère attirer de nouvelles joueuses et a affiché ses coordonnées et son calendrier des matchs dans les différents lieux de Wellington.
Pour aller plus loin
