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L’impact de la violence domestique sur la santé mentale des femmes

by Sophie Martin

Publié le 24 octobre 2025. La violence à l’égard des femmes, qu’elle soit domestique ou sexuelle, demeure un problème de santé publique mondial aux conséquences profondes, notamment sur la santé mentale des victimes.

  • Environ 30 % des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles, perpétrées par des partenaires intimes ou des personnes extérieures.
  • La violence domestique est un facteur déclenchant majeur de troubles mentaux graves, tels que le syndrome de stress post-traumatique complexe, les troubles dissociatifs et la dépression majeure.
  • La stigmatisation sociale et culturelle entrave l’accès des femmes à des soins psychiatriques, en particulier pendant la période périnatale.

La violence envers les femmes est un fléau qui affecte près d’un tiers de la population féminine mondiale. Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 30 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles, que ces agressions proviennent de leur partenaire actuel ou passé, ou d’individus ne leur étant pas liés.

Ces violences ne laissent pas seulement des séquelles physiques, mais ont également un impact durable sur la santé mentale des victimes. Shruti Padhye, psychologue principale de l’Aditya Birla Education Initiative, souligne que la violence domestique est l’une des causes les plus fréquentes de troubles psychologiques sévères.

« La violence domestique, qu’elle soit physique ou émotionnelle, est un facteur important à l’origine du syndrome de stress post-traumatique complexe (SSPT), des troubles dissociatifs et de la dépression majeure (TDM). »

Shruti Padhye, psychologue principale de l’Aditya Birla Education Initiative

De nombreuses femmes victimes de violence présentent des symptômes physiques tels que des migraines, des troubles digestifs ou des douleurs chroniques, qui peuvent masquer un traumatisme psychologique profond. Il est donc crucial que les professionnels de santé soient vigilants et utilisent des outils d’évaluation basés sur les traumatismes, comme DAYS-21, HTQ ou ACE Score, afin de détecter ces traumatismes cachés.

La stigmatisation sociale et culturelle constitue un obstacle majeur à la recherche d’une aide psychiatrique, en particulier pour les femmes pendant la période périnatale (avant et après l’accouchement). Des pathologies telles que la dépression post-partum, l’anxiété et la psychose périnatale sont souvent non diagnostiquées et non traitées, par crainte d’être perçues comme instables ou de perdre la garde de leurs enfants.

« Les troubles psychiatriques périnatals nécessitent une attention particulière. Les facteurs de risque comprennent des antécédents de troubles mentaux, un manque de soutien social, des expériences traumatisantes et des fluctuations hormonales. Un dépistage précoce avec des outils tels que l’échelle de dépression postnatale d’Édimbourg est très important pour la détection précoce de ce problème. »

Shruti Padhye, psychologue principale de l’Aditya Birla Education Initiative

Un dépistage précoce et une prise en charge adaptée sont donc essentiels pour briser le cycle de la violence et protéger la santé mentale des femmes.

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