Le circuit ATP s’apprête à accueillir un nouveau tournoi Masters 1000 en Arabie saoudite, une annonce qui suscite déjà des réactions contrastées. L’événement, fruit d’un partenariat avec SURJ Sports Investments, une entité liée au Fonds d’investissement public (PIF) saoudien, pourrait faire son apparition dès 2028.
Cette nouvelle compétition viendra s’ajouter aux événements déjà organisés dans le pays, notamment les finales WTA en fin d’année et les Next Gen ATP Finals. L’Arabie saoudite renforce ainsi sa présence dans le monde du tennis, après être devenue le sponsor officiel du classement mondial ATP et WTA, et avoir établi des partenariats avec des tournois prestigieux tels qu’Indian Wells et Madrid. Le PIF soutient également le nouveau programme de congé maternité de la WTA.
L’investissement massif de l’Arabie saoudite dans le sport est toutefois critiqué par de nombreux observateurs, qui dénoncent une stratégie de « sportwashing » visant à améliorer l’image du pays sur la scène internationale, malgré des préoccupations persistantes en matière de droits de l’homme. En 2024, Chris Evert et Martina Navratilova avaient déjà exprimé leur opposition à l’organisation des finales WTA en Arabie saoudite, qualifiant cette décision de « régression significative » dans une tribune publiée par The Washington Post.
Andrea Gaudenzi, président de l’ATP, a salué l’annonce comme un « moment de fierté » pour son organisation. « Il s’agit du résultat d’un travail de plusieurs années, a-t-il déclaré. L’Arabie saoudite a démontré un véritable engagement envers le tennis, non seulement au niveau professionnel, mais aussi dans le développement du jeu à tous les niveaux. L’ambition du PIF pour ce sport est claire, et nous sommes convaincus que les fans et les joueurs seront impressionnés par ce qui va arriver. »
Aucune information n’a été divulguée concernant la date précise, la ville hôte ou le lieu du tournoi. Il s’agira du dixième événement Masters 1000 au calendrier ATP – le plus haut niveau de compétition masculine après les tournois du Grand Chelem – et du premier à être lancé depuis l’introduction de cette catégorie en 1990.
À ce stade, les joueurs de l’ATP classés suffisamment haut pour participer directement aux tournois sont tenus d’en disputer huit sur neuf. Seul le Masters de Monte-Carlo, en avril, n’est pas obligatoire. L’ajout d’une nouvelle épreuve pourrait susciter des réactions mitigées, notamment de la part des joueurs qui, comme Carlos Alcaraz, Taylor Fritz, Iga Swiatek et Coco Gauff, ont déjà exprimé leurs inquiétudes quant à la longueur et à l’intensité de la saison, ainsi qu’à la durée (passant d’une semaine à 12 jours) de plusieurs tournois de niveau 1000.
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