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L’administration Trump tente de lever les sanctions encore en vigueur contre la Syrie / Article

by Clara Dubois

Publié le 26 octobre 2025 18h36. L’administration américaine continue de pousser pour un assouplissement des sanctions économiques imposées à la Syrie, malgré la persistance de certaines restrictions liées à la loi César. Cette initiative, visant à favoriser la reconstruction du pays et à renforcer l’influence américaine dans la région, se heurte à l’opposition de certains législateurs et groupes de pression.

  • L’administration Trump a levé la plupart des sanctions économiques en fin juin, mais les restrictions imposées par la loi César restent en vigueur.
  • La levée complète des sanctions nécessite l’approbation de la Chambre des représentants américaine.
  • Des négociations sont en cours entre l’administration et des membres du Congrès, tandis que des organisations pro-israéliennes s’opposent à tout assouplissement.

Plusieurs mois après l’annonce du président Donald Trump concernant la levée des sanctions contre la Syrie, une partie des restrictions économiques demeure en place. L’administration américaine exerce actuellement des pressions sur la Chambre des représentants afin d’obtenir l’abrogation totale de ces sanctions, qu’elle juge indispensable pour relancer la reconstruction syrienne et consolider son influence au Moyen-Orient.

Fin juin, Washington avait déjà officiellement abrogé la majorité des sanctions économiques imposées à la Syrie, dans le but d’isoler le régime de Bachar al-Assad. L’objectif était alors de faciliter le retour de Damas dans le système financier international et d’aider le nouveau gouvernement syrien à reconstruire un pays ravagé par près de 14 ans de guerre civile.

« La levée des restrictions a été mise en œuvre pour faciliter le retour de la Syrie dans le système financier international et pour aider le nouveau gouvernement syrien à reconstruire son pays après près de 14 ans de guerre civile. »

Administration Trump

Cependant, les sanctions les plus sévères, celles édictées en vertu de la loi César sur la protection des civils syriens – promulguée sous la première présidence de Trump – restent en vigueur. Leur abrogation complète est soumise à l’approbation de la Chambre des représentants.

La loi César tire son nom d’un ancien photographe militaire syrien, ayant fui le pays en 2014, et qui a révélé des milliers d’images témoignant des violences perpétrées dans les prisons du régime d’Assad.

« Bien que l’administration Trump ait émis une ordonnance suspendant la loi César pour 180 jours, les experts estiment que seule son abrogation complète pourra convaincre les investisseurs internationaux de retourner en Syrie. »

Experts

Tom Barrack, l’envoyé spécial de Trump pour la Syrie, a appelé publiquement la Chambre des représentants à abroger la loi César. Dans une déclaration diffusée cette semaine sur le réseau social X, il a souligné que, si cette loi avait initialement atteint son objectif, elle entravait désormais les efforts de reconstruction et de stabilisation du pays.

Il a également précisé que les sanctions introduites en 2019, initialement conçues comme un outil moral pour isoler le régime d’Assad et limiter ses sources de financement, « étouffent désormais une nation qui tente de se relever ».

Selon le magazine Al Monitor, des proches du président américain mènent des négociations actives avec des membres de la Chambre des représentants. Une source parlementaire a également confié au magazine que Tom Barrack avait contacté plusieurs législateurs républicains influents ces dernières semaines, les exhortant à soutenir l’abrogation de la loi César.

L’administration américaine se heurte à l’opposition de certains législateurs républicains, qui expriment un scepticisme quant à la fiabilité du nouveau gouvernement de Damas. Parallèlement, Al Monitor note que les organisations pro-israéliennes continuent de faire pression pour le maintien des sanctions, considérant la Syrie comme une menace potentielle pour l’État juif et les communautés druzes et alaouites vivant sur son territoire.

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