Publié le 28 octobre 2025 à 10h35. IBM va progressivement abandonner la vente de son service VMware on IBM Cloud aux nouveaux clients, une décision motivée par les récentes modifications apportées aux licences par Broadcom.
- IBM cessera de commercialiser VMware on IBM Cloud aux nouveaux clients à compter du 31 octobre 2025.
- Ce changement est directement lié aux nouvelles conditions de licence imposées par Broadcom, propriétaire de VMware.
- Les clients existants pourront continuer à utiliser et à étendre leurs environnements VMware actuels, mais ne pourront pas en commander de nouveaux.
IBM a annoncé qu’elle ne vendrait plus son service VMware on IBM Cloud à de nouveaux clients après le 31 octobre 2025, selon un avis publié mardi. La société justifie cette décision par les changements récents apportés au programme partenaire VMware Cloud Services Provider (VCSP) de Broadcom.
En substance, Broadcom exige désormais que les utilisateurs de ses produits dans un environnement hyperscale (une infrastructure informatique massive et virtualisée) acquièrent leurs licences directement auprès de Broadcom, et non plus via leur fournisseur de services cloud. IBM n’est donc plus autorisé à vendre des licences VMware aux clients qui n’auraient pas déjà une charge de travail VMware active sur son cloud avant la date limite.
Cette évolution fait suite à l’annonce faite en août par VMware concernant un nouveau modèle de licence, qui permet aux clients d’acquérir des droits d’utilisation des logiciels VMware et de les déployer sur site ou sur différents clouds compatibles.
Si d’autres acteurs majeurs du cloud, tels que Google, Microsoft, Oracle et AWS, ont continué à proposer leurs services cloud VMware après ce changement de politique, IBM semble avoir opté pour une approche différente. La société ne détaille pas les raisons précises de sa décision, se contentant d’évoquer les modifications apportées aux licences de Broadcom dans sa FAQ.
Les clients existants d’IBM Cloud pourront continuer à utiliser et à étendre leurs environnements VMware actuels, mais ils ne pourront plus commander de nouvelles offres VMware cloud au-delà de celles qu’ils utilisent déjà. Les utilisateurs de l’offre VMware Cloud Foundation (VCF) as a Service d’IBM seront également limités dans leur capacité à étendre leurs charges de travail à de nouvelles régions ou à de nouveaux pools de ressources, ou à passer d’un modèle de consommation à la demande à un modèle de réservation.
Au moment de la publication de cet article, IBM figurait encore sur la liste des partenaires hyperscale de VMware, disponible ici. Cependant, IBM n’apparaît plus dans le classement Gartner des principaux fournisseurs d’infrastructure en tant que service (IaaS) depuis cinq ans, Amazon, Azure, Google, Alibaba et Huawei occupant les premières places.
Selon l’analyste indépendant Michael Warrilow, cité par The Register :
« Historiquement, IBM a été l’un des plus grands utilisateurs de VMware (pour ses clients). »
Michael Warrilow, analyste indépendant
Warrilow estime que les récentes modifications de licence sont « un autre exemple de Broadcom mettant fin aux moyens d’utiliser VMware sans acheter de licence à durée déterminée, et un autre signe du mépris de Broadcom pour l’écosystème de partenaires de VMware avant son acquisition. »
Les clients VMware d’IBM Cloud sont donc confrontés à un choix : rester sur une plateforme dont les options sont désormais limitées, ou se tourner vers d’autres fournisseurs. Gartner prévoit d’ailleurs que VMware perdra 35 % des charges de travail qu’elle gère actuellement dans les trois prochaines années, une part importante étant susceptible de migrer vers des hyperscalers.
The Register suggère que cette décision ne devrait pas avoir d’impact majeur sur Broadcom, ni inquiéter IBM, qui mise de plus en plus sur OpenShift de Red Hat, sa plateforme de cloud hybride, comme alternative à VMware. Broadcom considère d’ailleurs OpenShift comme son principal concurrent à la plateforme Cloud Foundation (VCF) de VMware.
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