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La France et l’Espagne demandent une réforme du veto de l’ONU pour garantir la justice à Gaza

by Clara Dubois

Publié le 29 février 2024 18:32:00. La France et l’Espagne ont réitéré leur appel à une réforme du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, estimant qu’il entrave la réponse internationale à des crises humanitaires majeures, notamment à Gaza.

  • Paris et Madrid plaident pour une limitation du droit de veto, en particulier en cas d’atrocités.
  • Une plus grande représentation de l’Afrique, du Japon, de l’Allemagne et du Brésil au sein du Conseil de sécurité est également souhaitée.
  • Les deux pays insistent sur la nécessité de garantir l’accès à l’aide humanitaire à Gaza et de traduire en justice les responsables d’attaques contre les travailleurs humanitaires.

Lors du Forum de Paris sur la paix, les ministres français et espagnol des Affaires étrangères ont convergé sur la nécessité d’adapter le Conseil de sécurité aux réalités géopolitiques actuelles. Jean-Noël Barrot a souligné l’urgence de réformer cette instance pour restaurer la légitimité de ses décisions. « Nous voulons nous assurer que deux sièges du Conseil de sécurité permanent soient accordés à l’Afrique, que le Japon, l’Allemagne et le Brésil puissent avoir un siège… pour prendre des décisions plus légitimes », a-t-il déclaré.

La France travaille depuis plusieurs années, en collaboration avec le Mexique, sur une initiative visant à limiter l’utilisation du droit de veto en cas de crimes de masse. Cette proposition a désormais le soutien de plus de vingt pays. Le blocage actuel concernant la situation à Gaza illustre, selon M. Barrot, les limites du système actuel. « Nous n’avons pas pu parvenir à un engagement commun sur Gaza », a-t-il regretté, ajoutant que le Conseil de sécurité doit assumer sa « responsabilité morale et politique » en veillant au respect du droit international.

« C’est pourquoi nous plaidons si fort en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité, pour débloquer les décisions bloquées par le veto lorsque les droits humains fondamentaux sont affectés », a insisté le ministre français.

José Manuel Albares, son homologue espagnol, a confirmé la cohérence de la position de Madrid sur cette question, que ce soit en Ukraine, à Gaza, au Soudan ou dans la région du Sahel. « Nous défendons le droit international, le droit international humanitaire et la protection des civils », a-t-il affirmé.

M. Albares a également mis en avant le rôle crucial de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), soulignant que « la vie de six millions de Palestiniens au Moyen-Orient en dépend ». Il a insisté sur la nécessité de garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire à Gaza et de traduire en justice les auteurs d’attaques contre les personnels humanitaires.

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