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Mon court voyage de la vie familiale quotidienne bruyante vers la paix et la tranquillité

Publié le 1er novembre 2025 à 19h39. De plus en plus de Suisses choisissent de s'offrir une parenthèse en solitaire, une tendance que l'hôtellerie s'efforce d'accompagner, comme en témoigne l'expérience d'un journaliste au cœur des Grisons. Environ 15…

Mon court voyage de la vie familiale quotidienne bruyante vers la paix et la tranquillité

Publié le 1er novembre 2025 à 19h39. De plus en plus de Suisses choisissent de s’offrir une parenthèse en solitaire, une tendance que l’hôtellerie s’efforce d’accompagner, comme en témoigne l’expérience d’un journaliste au cœur des Grisons.

  • Environ 15 millions de voyages en solo sont effectués chaque année en Suisse, un chiffre en hausse depuis 2020.
  • Près d’un tiers des ménages suisses sont composés d’une seule personne, un facteur qui contribue à l’essor du tourisme solitaire.
  • L’hôtel Schweizerhof Flims, comme d’autres établissements, adapte son offre pour répondre aux besoins spécifiques des voyageurs seuls.

La vie avec trois jeunes enfants est une source de joie, mais aussi de chaos, confie un journaliste. Une invitation à un « voyage en solo » est donc tombée à point nommé, une occasion de retrouver calme et tranquillité.

Cette tendance à l’évasion solitaire n’est pas propre à la Suisse. Elle est particulièrement développée au Japon, où l’on peut même louer une chambre dans un bar karaoké pour profiter d’un moment d’intimité. En Allemagne, 2,3 millions de personnes ont opté pour un voyage en solo en 2023, selon une enquête de la ZDF. Une femme interrogée explique ainsi son choix :

« Il s’agit de retrouver ses racines, de puiser de nouvelles forces. »

En Suisse, l’Office fédéral de la statistique (OFS) confirme une augmentation du nombre de voyages en solo depuis 2020, bien que cette hausse soit en partie liée à la pandémie de Covid-19. Les données les plus récentes de l’OFS, datant de 2024, font état d’environ 15 millions de voyages en solo (hors déplacements professionnels) par an, un chiffre comparable à celui d’avant la crise sanitaire.

Ce phénomène s’explique en partie par la structure démographique du pays : plus d’un ménage suisse sur trois ne compte qu’une seule personne. L’OFS estime que 1,5 million de personnes vivent seules en Suisse, soit environ 37 % de la population. Ce nombre devrait continuer d’augmenter d’ici 2050, ce qui laisse présager un essor continu du tourisme solitaire.

Suisse Tourisme confirme cette tendance. Selon les données de 2023, les voyageurs seuls représentent 10,9 % de tous les touristes (nationaux et internationaux), un pourcentage plus élevé chez les moins de 35 ans. L’organisation distingue six profils de voyageurs, dont deux sont particulièrement représentés chez les voyageurs en solo : « l’explorateur local », en quête de nouvelles expériences, et « l’aventurier actif », qui voyage pour pratiquer un sport.

Les Grisons, région touristique prisée, ont bien intégré cette tendance. « Nous suivons de près l’évolution du tourisme en solo, car il présente un potentiel intéressant, notamment en raison du fait que les voyageurs seuls ne sont généralement pas contraints par les vacances scolaires », explique Thalia Wunsch, de Grisons Urlaub.

L’hôtel Schweizerhof Flims a ainsi développé une offre spécifique pour les voyageurs solitaires. « Nous proposons des activités quotidiennes, comme des randonnées en VTT, des bains de forêt ou des soirées cinéma sur la terrasse, mais chacun est libre de se joindre ou non », précise Christoph Schmidt, le propriétaire de l’hôtel. L’objectif est de permettre à chacun de se ressourcer, de profiter d’un moment de calme et de tranquillité.

Le journaliste a pu expérimenter cette approche. Il a apprécié de pouvoir déjeuner seul au restaurant, de profiter des bienfaits du spa de l’hôtel et de se promener dans la nature environnante, notamment au bord du lac Cauma, sans être interrompu. Il a également rencontré d’autres voyageurs solitaires, pour la plupart des femmes, qui avaient choisi l’hôtel pour se faire une pause.

Selon Christoph Schmidt, les voyageurs solitaires représentent environ 10 % de la clientèle de l’hôtel, un chiffre qui varie en fonction de la saison. Il souligne l’importance de l’offre « logicielle » de l’établissement, c’est-à-dire de l’atmosphère et de la qualité de l’accueil, en plus des infrastructures.

« Un hôtel ne vit pas seulement par son matériel, mais aussi par son ambiance. »

Après ces « trois jours de déconnexion », le journaliste se dit revigoré. Il apprécie d’avoir pu retrouver du temps pour lui, mais réalise également qu’il aime être entouré de sa famille. Un dîner en solitaire est une expérience agréable de temps en temps, mais la vie familiale trépidante lui manque.

Le voyage a été effectué sur invitation du Romantik Hotel & Spa Schweizerhof Flims.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.