Home SantéC’est la vraie raison pour laquelle manger du pain provoque de l’inconfort chez de nombreuses personnes en Espagne

C’est la vraie raison pour laquelle manger du pain provoque de l’inconfort chez de nombreuses personnes en Espagne

by Sophie Martin

Publié le 2025-11-04 00:39:00. Près d’une personne sur dix dans le monde souffre de troubles digestifs et d’autres symptômes après avoir consommé du gluten ou du blé, même sans être atteinte de la maladie cœliaque ou d’une allergie. Une vaste étude révèle l’ampleur de cette sensibilité au gluten non coeliaque, un phénomène encore mal compris.

  • Environ 10 % de la population mondiale présente des symptômes après avoir mangé du gluten ou du blé, sans diagnostic de maladie cœliaque ou d’allergie.
  • Les symptômes les plus fréquemment rapportés sont les ballonnements, les troubles digestifs, la fatigue, les maux de tête et les douleurs articulaires.
  • Cette sensibilité non coeliaque au gluten/blé (NCGWS) est plus courante chez les femmes et souvent associée à l’anxiété, la dépression et le syndrome de l’intestin irritable.

Une étude menée par des hôpitaux universitaires de Leicester (Royaume-Uni) et publiée dans la revue Intestin, a examiné les données de 25 études impliquant près de 49 500 participants issus de 16 pays. Les chercheurs ont cherché à déterminer la prévalence de la sensibilité non coeliaque au gluten/blé (NCGWS), une affection caractérisée par des symptômes similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les mêmes mécanismes auto-immuns.

Le gluten, une protéine présente dans le blé, l’orge et le seigle, est responsable de l’élasticité des produits de boulangerie. Si la plupart des individus le tolèrent sans problème, il peut provoquer des effets indésirables chez certaines personnes, affectant leur digestion et leur bien-être général. La maladie cœliaque est une intolérance auto-immune au gluten qui endommage l’intestin grêle, entraînant une malabsorption des nutriments et divers symptômes. L’allergie au blé, quant à elle, se manifeste par une réaction immédiate du système immunitaire aux protéines du blé, pouvant aller de l’urticaire à des difficultés respiratoires.

La NCGWS se distingue de ces deux affections. Elle se caractérise par des douleurs abdominales, des ballonnements, de la fatigue et un inconfort général qui s’améliorent avec l’élimination du gluten et du blé de l’alimentation. Selon l’étude, quatre personnes sur dix qui s’auto-diagnostiquent une sensibilité au gluten/blé suivent un régime sans gluten pour soulager leurs symptômes, souvent sans avis médical préalable.

Les symptômes les plus fréquemment signalés par les participants à l’étude sont les ballonnements (71 %), les troubles digestifs (46 %), les douleurs abdominales (36 %) et la fatigue (32 %). D’autres symptômes incluent la diarrhée, la constipation, les maux de tête et les douleurs articulaires. La NCGWS est significativement plus fréquente chez les femmes et est associée à l’anxiété, la dépression et le syndrome de l’intestin irritable.

Les auteurs de l’étude reconnaissent certaines limites, notamment la dépendance aux déclarations des participants concernant leur sensibilité au gluten/blé, ainsi que des difficultés à expliquer les variations de prévalence observées entre les différentes études. Ils soulignent néanmoins que la sensibilité au gluten/blé non coeliaque touche environ une personne sur dix dans le monde, avec des variations géographiques importantes et une forte association avec le sexe féminin, le mal-être psychologique et le syndrome de l’intestin irritable.

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