Murrayfield a vibré samedi, mais l’Écosse a vu une victoire potentielle contre les All Blacks lui échapper dans les dernières minutes, laissant un goût amer de frustration et de questions persistantes sur sa capacité à concrétiser son potentiel.
Le match a connu un tournant spectaculaire après l’essai d’Ewan Ashman et l’expulsion d’Ardie Savea, laissant l’Écosse en supériorité numérique (17-7). Pendant un moment, l’atmosphère a basculé, comme si une nouvelle dynamique s’installait, où l’Écosse semblait impitoyable et la Nouvelle-Zélande en difficulté. Trois minutes plus tard, Darcy Tuipulotu a percé les lignes, lançant Kinghorn qui a servi Steyn pour un autre essai, ramenant l’écart à seulement trois points.
L’enthousiasme était palpable, mais l’Écosse a ensuite manqué plusieurs occasions de consolider son avance. À la 56e minute, Darcy Graham a failli marquer dans le coin, mais a laissé échapper le ballon sous la pression. Cette incapacité à transformer la domination en points a permis à la Nouvelle-Zélande de rester dans le match.
Finn Russell a égalisé grâce à une pénalité, mais le retour de Savea sur le terrain a coïncidé avec une nouvelle faute néo-zélandaise, Wallace Sititi écopant d’un carton jaune – le troisième pour les All Blacks. « Allez les gars, nous faisons de notre mieux pour vous aider ici. De combien de cartes avons-nous besoin pour que vous puissiez nous battre ? », pouvait-on presque entendre dans les tribunes, témoignant de la frustration grandissante.
Malgré cette supériorité numérique prolongée, l’Écosse n’a pas su exploiter pleinement son avantage. Le tableau d’affichage est resté bloqué, un signal d’alarme pour les espoirs écossais. Les All Blacks, bien que loin de leur meilleure forme, semblaient capables de résister.
Dans les dix dernières minutes, l’appréhension a commencé à monter, hantée par le passé et les défaites amères contre la Nouvelle-Zélande. Damian McKenzie a porté un coup décisif avec un 50/22 qui a changé la donne. Peu après, McKenzie a marqué un essai, scellant le sort du match.
Cette défaite est d’autant plus cruelle que l’Écosse aurait pu et dû gagner. Elle a frôlé l’immortalité, mais a semblé renoncer à l’opportunité, comme si 120 ans d’attente n’étaient pas encore suffisants. Il ne s’agissait pas d’une simple défaite, mais d’une occasion manquée de briser un cycle et de prouver que l’Écosse pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du monde. Il n’y avait aucune consolation dans la performance, ni aucune fierté dans l’échec. C’était une journée à la fois exaltante et profondément démoralisante.
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