Une volte-face politique secoue Ottawa : le député néo-écossais Chris d’Entremont a quitté les rangs conservateurs pour siéger désormais avec le caucus libéral, révélant au passage des accusations de harcèlement et d’intimidation envers deux de ses anciens collègues.
Selon ses propres dires, Chris d’Entremont aurait été confronté et insulté par les députés Andrew Scheer et Chris Warkentin, qui se seraient rendus dans son bureau juste avant qu’il ne se dirige vers l’hémicycle. Il n’a pas précisé la nature exacte des propos tenus, mais a affirmé que l’incident l’avait poussé à reconsidérer sa place au sein du Parti conservateur du Canada.
L’équipe du chef conservateur, Pierre Poilievre, a fermement nié ces allégations. Dans une déclaration, le bureau de M. Poilievre accuse M. d’Entremont de manquer de sincérité. « Chris d’Entremont ne dit pas la vérité », a-t-on affirmé, sans fournir de détails supplémentaires.
Ce départ et les accusations qui l’accompagnent interviennent à un moment délicat pour le Parti conservateur, alors que le leadership de Pierre Poilievre est de plus en plus contesté en interne. Plusieurs membres du parti expriment ouvertement leurs doutes quant à sa stratégie et à sa capacité à rassembler les forces conservatrices.
L’affaire promet d’alimenter les tensions au sein du parti et pourrait avoir des répercussions sur sa position à la Chambre des communes. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si d’autres députés conservateurs choisiront de suivre l’exemple de Chris d’Entremont.
Dimitri Soudas, chroniqueur politique, reviendra sur cette affaire lundi, dans l’émission de Philippe Cantin.
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