Publié le 11 novembre 2025 à 14h01. Une étude de Harvard révèle que la consommation excessive d’alcool peut considérablement augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et accélérer l’apparition de lésions vasculaires cérébrales, parfois dès l’âge de 64 ans.
La consommation régulière d’alcool, définie comme plus de trois verres par jour, est un facteur de risque modifiable pour les accidents vasculaires cérébraux, en particulier les hémorragies intracérébrales et les maladies des petits vaisseaux cérébraux. C’est la conclusion d’une recherche menée par des scientifiques de Harvard, dont les résultats soulignent l’importance de la modération.
L’étude, réalisée entre 2003 et 2019 au Massachusetts General Hospital aux États-Unis, a porté sur 1 600 patients. Les chercheurs ont constaté que les personnes ayant une consommation régulière d’alcool subissaient un AVC en moyenne à l’âge de 64 ans, contre 75 ans pour les non-buveurs ou les consommateurs occasionnels – une différence de près de 11 ans.
De plus, l’AVC était plus sévère chez les buveurs réguliers, avec une probabilité d’environ 70 % d’affecter les zones profondes du cerveau, où les conséquences neurologiques sont généralement plus importantes et irréversibles.
L’Organisation mondiale de l’AVC rappelle qu’un accident vasculaire cérébral survient lorsque l’apport sanguin à une partie du cerveau est interrompu, soit par un caillot sanguin (AVC ischémique), soit par une hémorragie (AVC hémorragique). Les AVC sont une cause majeure de décès et d’invalidité dans le monde, mais la plupart pourraient être évités en agissant sur les facteurs de risque.
Outre l’impact direct sur les vaisseaux sanguins, la consommation excessive d’alcool est souvent associée à d’autres problèmes de santé qui augmentent le risque d’AVC, tels que l’hypertension artérielle. Boire de manière excessive peut effectivement augmenter la tension artérielle, un facteur de risque majeur pour plus de la moitié des AVC.
L’alcool peut également provoquer une fibrillation auriculaire (FA), une arythmie cardiaque qui multiplie par cinq le risque d’AVC. La FA favorise la formation de caillots sanguins dans le cœur, qui peuvent migrer vers le cerveau et provoquer un AVC. Les AVC liés à la FA sont souvent plus graves et entraînent un risque accru de décès ou d’invalidité.
Enfin, la consommation d’alcool peut perturber le métabolisme du glucose et favoriser le développement d’un diabète de type 2, un autre facteur de risque important d’AVC. De plus, l’alcool est calorique et peut contribuer à la prise de poids, augmentant ainsi le risque d’AVC. Il peut également endommager le foie, affectant sa capacité à produire des substances essentielles à la coagulation sanguine et augmentant le risque d’AVC hémorragique.
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