Home Nouvellespourquoi le titre mondial d’Anthony Jeanjean permet à son club formateur de survivre malgré des coupes budgétaires

pourquoi le titre mondial d’Anthony Jeanjean permet à son club formateur de survivre malgré des coupes budgétaires

by Nicolas Lefèvre

Sérignan, dans l’Hérault, est devenu un véritable vivier de talents pour le BMX. La ville a vu grandir Anthony Jeanjean, le premier Français à décrocher un titre de champion du monde dans cette discipline, mais le club local doit aujourd’hui composer avec une réduction de ses financements.

Le skate park de Sérignan est un lieu de rencontre prisé des amateurs de glisse, qu’ils pratiquent le BMX, le roller ou simplement viennent admirer les prouesses des autres. C’est sur ces rampes qu’Anthony Jeanjean a fait ses premiers pas avant de connaître le succès international, une source de fierté pour l’ensemble de la communauté locale.

« Les enfants s’inspirent souvent de leurs professeurs, mais voir Anthony à la télévision, aux Jeux Olympiques ou aux championnats du monde, ça leur donne encore plus envie », témoigne Marion, une mère d’élève présente pour observer l’entraînement de son fils.

Son fils, Loan, s’entraîne justement sur les mêmes installations que son modèle. L’accessibilité est un atout majeur, souligne Gauthier Jullian, éducateur au club : « Nous disposons d’un excellent espace pour s’entraîner toute l’année. Anthony est un peu le symbole de ce que l’on peut accomplir en partant de Sérignan. »

Cependant, derrière cette réussite sportive, le club Passion BMX Sérignan est confronté à des difficultés financières. L’État a récemment réduit ses subventions de 65 000 euros, une perte significative pour une structure qui encadre une centaine de jeunes.

« Auparavant, nous avions deux entraîneurs salariés, l’un dédié aux enfants et l’autre au haut niveau. Aujourd’hui, nous nous appuyons sur trois jeunes membres du club, qui sont en formation et assurent les cours en parallèle », explique Damien Jullian, le président du club.

Malgré ces contraintes, la motivation reste intacte. Le club ambitionne de continuer à former les futurs champions, avec un objectif commun : les Jeux Olympiques de 2028.

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