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L’investisseur « Big Short » Michael Burry va fermer un hedge fund alors qu’il met en garde contre les valorisations – The Irish Times

Publié le 14 novembre 2025 07:43:00. Michael Burry, célèbre pour avoir prédit la crise immobilière de 2008, a décidé de fermer son fonds spéculatif Scion Asset Management, estimant que les valorisations boursières actuelles sont déconnectées des réalités économiques.…

L’investisseur « Big Short » Michael Burry va fermer un hedge fund alors qu’il met en garde contre les valorisations – The Irish Times

Publié le 14 novembre 2025 07:43:00. Michael Burry, célèbre pour avoir prédit la crise immobilière de 2008, a décidé de fermer son fonds spéculatif Scion Asset Management, estimant que les valorisations boursières actuelles sont déconnectées des réalités économiques.

  • L’investisseur Michael Burry met fin aux activités de son fonds Scion Asset Management.
  • Cette décision intervient alors que certains investisseurs s’inquiètent de la surévaluation des marchés, notamment dans le secteur technologique.
  • Burry avait déjà anticipé la crise de 2008 en pariant contre le marché immobilier américain.

Michael Burry, rendu célèbre pour son pari audacieux et réussi contre le marché immobilier américain juste avant l’éclatement de la bulle en 2008, tire les rideaux sur son fonds spéculatif Scion Asset Management. La décision, révélée par un enregistrement auprès des autorités de régulation des valeurs mobilières américaines (Securities and Exchange Commission), marque un nouveau tournant dans la carrière de cet investisseur atypique.

Dans une lettre adressée à ses investisseurs, dont l’existence a été confirmée par deux sources proches du dossier, Burry explique qu’il procédera à la liquidation du fonds et à la restitution du capital – à l’exception d’une petite retenue pour audit et impôts – d’ici la fin de l’année. Il justifie cette décision par un désalignement croissant entre ses propres estimations de la valeur des actifs et les prix pratiqués sur les marchés.

« Mon estimation de la valeur des titres n’est pas actuellement, et ne l’a pas été depuis un certain temps, en phase avec les marchés. »

Michael Burry

Cette annonce intervient dans un contexte de nervosité croissante parmi les investisseurs, qui s’interrogent sur la pérennité des niveaux élevés atteints par les marchés boursiers après plusieurs années de croissance soutenue. Jeudi dernier, le Nasdaq Composite, un indice fortement pondéré en valeurs technologiques, a d’ailleurs subi une baisse de près de 2 %. Malgré ce recul, les actions technologiques, dopées par l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) et ses promesses de transformation, conservent des valorisations élevées. Le ratio cours/bénéfice futur (P/E) du Nasdaq Composite s’établit actuellement à près de 30, dépassant sa moyenne des dix dernières années, qui se situe autour de 25.

Burry n’est pas le seul investisseur réputé pour ses positions vendeuses à court terme (short sellers) à jeter l’éponge face à la récente flambée des marchés. Jim Chanos et Nate Anderson, de Hindenburg Research, ont également fermé leurs fonds après avoir rencontré des difficultés à tirer profit de leurs paris à la baisse. Un panier des 250 actions américaines les plus populaires auprès des vendeurs à découvert a ainsi bondi de plus de 50 % cette année, tandis que de nombreuses entreprises technologiques non rentables ont également vu leur valeur augmenter grâce à l’optimisme ambiant autour de l’IA.

Récemment, Burry a révélé avoir pris une position courte sur Palantir, une entreprise spécialisée dans l’analyse de données, en utilisant des produits dérivés dont la valeur augmente lorsque le cours de l’action baisse. Les actions de Palantir ont pourtant grimpé d’environ 130 % cette année. Il a également pris une position plus modeste contre le fabricant de puces AI Nvidia.

Ce n’est pas la première fois que Burry met fin aux activités de son fonds. En 2008, il avait déjà fermé Scion Capital après avoir correctement anticipé la crise financière en pariant contre les titres adossés à des créances hypothécaires (subprimes), qu’il jugeait surévalués par rapport à leur véritable valeur et au sentiment général du marché. Il avait ensuite relancé son fonds sous le nom de Scion Asset Management quelques années plus tard.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.