Madrid, le 14 novembre 2025 – Des avancées majeures dans le diagnostic et le traitement du cancer ont été présentées lors du congrès SEOM2025, notamment grâce à l’essor de la biopsie liquide et des thérapies combinées. Quatre communications scientifiques se sont distinguées parmi près de 600 présentations, ouvrant de nouvelles perspectives pour une prise en charge plus personnalisée et efficace.
- La biopsie liquide s’impose comme un outil prometteur pour le suivi du cancer colorectal métastatique.
- L’association chimiothérapie et immunothérapie pourrait améliorer les résultats chez les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules.
- Le profilage génomique basé sur la biopsie liquide permet d’identifier des mutations pertinentes pour adapter le traitement du cancer de la prostate.
- Une analyse approfondie de l’association nivolumab-ipilimumab révèle des différences significatives dans l’évolution du mélanome en fonction du statut BRAF.
Le congrès SEOM2025, organisé par la Société espagnole d’oncologie médicale (SEOM), a été le théâtre de nombreuses découvertes. Parmi les 597 communications présentées, quatre ont été sélectionnées pour être exposées en plénière, témoignant de leur importance pour la communauté scientifique. En complément, 63 communications orales, 73 affiches vedettes, 403 affiches numériques et 54 livres blancs ont enrichi les échanges.
L’une des études les plus remarquées, présentée par le Dr Julia Alcaide García, oncologue médical à l’Hôpital Régional et Universitaire Virgen de la Victoria de Malaga, porte sur l’utilisation de l’ADN tumoral circulant (ADNct) pour surveiller le cancer colorectal métastatique. Cette étude prospective multicentrique a permis de caractériser les altérations génétiques détectées dans l’ADNct et d’analyser leur valeur pronostique. Les résultats confirment le potentiel de la biopsie liquide comme méthode non invasive pour suivre l’évolution de la maladie et adapter le traitement.
Le Dr Mariano Provencio Pulla, chef du service d’oncologie de l’Hôpital de la Porte de Fer et président du Groupe espagnol du cancer du poumon (GECP), a présenté les résultats de l’étude Nadim Adjuvant. Cet essai randomisé de phase III compare l’efficacité de la chimiothérapie adjuvante à celle de la chimio-immunothérapie chez les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules de stade IB-IIIA complètement réséqué. L’étude suggère également que la maladie résiduelle minimale (MRD), détectée grâce à l’ADNct, pourrait servir de biomarqueur pour évaluer le risque de rechute.
Le Dr Pablo Cresta Lojo, oncologue médical à l’Hôpital Universitaire Vall d’Hebron de Barcelone, a présenté l’étude Hope Prostate (SOLTI-2102). Cette étude évalue l’impact du profilage génomique basé sur la biopsie liquide sur la prise de décision thérapeutique chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique. Les résultats ont permis d’identifier des altérations génomiques pertinentes, telles que des mutations de BRCA1, BRCA2, PALB2, ATM ou AR, qui pourraient guider des traitements personnalisés ou des stratégies de conseil génétique familial.
Enfin, le Dr Ainara Soria Rivas, oncologue médical à l’Hôpital universitaire Ramón y Cajal de Madrid, a présenté une analyse des données du registre GEM 1801 sur l’impact de l’association nivolumab-ipilimumab par rapport à la monothérapie dans le mélanome métastatique et la mutation BRAF. L’étude Melior révèle des différences significatives entre les patients BRAFmt et BRAFwt en termes de caractéristiques cliniques et d’évolution de la maladie.
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