Publié le 15 novembre 2024 à 08h05. L’équipe d’Angleterre a été mise en garde contre les risques de provoquer les All Blacks en tentant de perturber le traditionnel haka, un rituel qui, selon certains, pourrait galvaniser l’équipe néo-zélandaise.
- L’Angleterre a déjà eu recours à des provocations envers le haka par le passé, notamment en 2019 et 2024.
- Tom Wood, ancien capitaine anglais, préfère observer le haka avec respect plutôt que de chercher à le contrer.
- Scott Robertson, le sélectionneur néo-zélandais, s’attend à ce que l’Angleterre défie le rituel samedi prochain.
L’histoire des confrontations entre l’Angleterre et les All Blacks est souvent marquée par des tentatives de déstabilisation du haka, la danse guerrière maorie qui précède les matchs. Ces provocations, bien que parfois spectaculaires, pourraient avoir l’effet inverse de celui recherché, en renforçant la cohésion et la détermination des Néo-Zélandais.
Lors de la Coupe du Monde de rugby 2019 à Yokohama, l’Angleterre avait écopé d’une amende de 2 000 £ (environ 2 350 €) pour avoir franchi la ligne médiane en formation en V pendant que le capitaine Owen Farrell souriait face au haka. En 2024, les Anglais avaient avancé vers leurs adversaires pendant que le public entonnait avec force les paroles de “Swing Low”. D’autres incidents notables incluent la confrontation entre Richard Cockerill et Norm Hewitt en 1997 à Old Trafford, et les propos controversés de Joe Marler l’année dernière, qui avait qualifié le haka de « ridicule » avant de revenir sur ses déclarations.
Tom Wood, qui avait été élu homme du match lors de la victoire anglaise face à la Nouvelle-Zélande à Twickenham en 2012, se montre critique face à ces tentatives de déstabilisation.
« L’idée que la foule chante Swing Low au-dessus du haka me frustre toujours un peu. Si je suis honnête, je n’aime pas vraiment quand les équipes essaient de trouver des façons intelligentes et uniques d’affronter le haka. Je préfère l’apprécier. »
Tom Wood, ancien capitaine anglais
Il explique que ces actions, bien que destinées à perturber les All Blacks, pourraient en réalité les galvaniser.
« Tout le reste, je pense, est probablement une tentative de le mettre hors tension. Plus vous faites cela, plus ils ferment les écoutilles et disent : « C’est nous contre le monde, c’est notre culture et notre truc et, en faisant ces choses, ils manquent de respect. Cela les rapproche vraiment, vraiment. Cela les fait probablement doubler encore plus. »
Tom Wood, ancien capitaine anglais
Scott Robertson, le sélectionneur néo-zélandais, s’attend à ce que l’Angleterre tente de nouveau de défier le haka lors du prochain match. Il souligne l’importance de respecter les règles d’engagement et de ne pas sous-estimer l’impact psychologique de ce rituel.
« Le haka lance un défi et si quelqu’un fait quelque chose de différent, respectueusement, vous l’accueillez. Il y a toujours des règles d’engagement, mais ils savent ce que nous allons faire. Si vous n’avez pas planifié ou couvert ce qu’ils vont faire, cela peut être inattendu, et cela fait partie du problème. »
Scott Robertson, sélectionneur néo-zélandais
Wood admet que l’aura du maillot All Black et du haka a été une source d’inspiration pour lui lors de ses années de formation au rugby. Il considère sa victoire contre la Nouvelle-Zélande en 2012 comme l’un des moments forts de sa carrière, mais reste conscient de la puissance de l’équipe adverse. Pour en savoir plus sur un jour mémorable où les légendes All Blacks ont semblé vaciller.
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