Publié le 15 novembre 2025 à 23h20. Les autorités sanitaires du Paraná mettent en garde contre une recrudescence des virus respiratoires, notamment la grippe et le Covid-19, et insistent sur l’importance de la vaccination pour protéger les populations vulnérables.
- Entre le 4 octobre et le 8 novembre, 2 884 nouvelles hospitalisations pour syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont été enregistrées dans l’État.
- La grippe, en particulier le sous-type A (H1N1), est actuellement le virus respiratoire le plus répandu, responsable de près de 25 % des décès liés au SRAS.
- Les enfants de moins de 6 ans et les personnes âgées de plus de 60 ans sont les groupes les plus touchés par les formes graves de la maladie.
Le Département d’État de la Santé (Sesa) du Paraná a lancé un appel à la vigilance face à la circulation accrue des virus respiratoires. Selon le 19e rapport épidémiologique de 2025, portant sur la semaine épidémiologique (SE) 45, l’État a enregistré 27 533 cas d’hospitalisation pour SRAS et 1 729 décès depuis le début de l’année. La grippe est à l’origine de 431 décès (24,9 %), suivie des autres virus respiratoires (273 décès, soit 15,8 %) et du Covid-19 (154 décès, soit 8,9 %).
Le secrétaire d’État à la Santé par intérim, César Neves, a souligné l’importance cruciale de la vaccination :
« La vaccination est notre outil principal et le plus efficace pour prévenir les formes graves et les décès causés par les virus respiratoires. Avec la circulation de différents sous-types, comme le H1N1, il est important que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes présentant des comorbidités se tournent vers les Unités de Santé de Base pour recevoir les doses disponibles. »
César Neves, secrétaire d’État à la Santé par intérim
L’analyse des données de surveillance sentinelle du syndrome grippal (SG) révèle que près de la moitié des échantillons testés (49,3 %) se sont avérés positifs pour un virus respiratoire. Le type A (H1N1) domine clairement le paysage grippal, représentant 71,2 % des cas positifs. Une tendance à l’aggravation de la situation est observée chez les personnes à risque, notamment les enfants de moins de 6 ans (6 618 cas et 54 décès) et les personnes âgées de plus de 60 ans (3 841 cas et 637 décès) sur la période étudiée.
Face à cette situation, le Sesa réitère son appel à la vaccination pour les groupes prioritaires, insistant sur le fait qu’il s’agit de la stratégie la plus efficace pour réduire la gravité des symptômes et le taux de mortalité liés au SRAS.
Outre la vaccination, des mesures de prévention simples mais efficaces peuvent contribuer à limiter la propagation des virus respiratoires. Il est recommandé d’adopter une hygiène rigoureuse des mains, en particulier avant les repas et après avoir toussé ou éternué. En l’absence d’eau et de savon, l’utilisation d’un gel hydroalcoolique à 70 % est conseillée. Il est également important de se couvrir la bouche et le nez lors de la toux ou des éternuements, d’éviter de toucher son visage avec des mains non lavées et de ne pas partager des objets personnels tels que les couverts ou les verres.
Une bonne ventilation des locaux, l’évitement des rassemblements et des contacts étroits avec les personnes présentant des symptômes pseudo-grippaux sont également des mesures préventives à adopter. Les enfants et les adultes présentant des signes de la maladie doivent être éloignés de l’école ou du travail pendant au moins 24 heures après la disparition des symptômes.
En cas de fièvre soudaine, de malaise général, de maux de gorge, de toux sèche, de douleurs musculaires ou articulaires, accompagnés de vomissements, de diarrhée ou d’enrouement, il est impératif de consulter un médecin sans tarder.
La gestion de la crise du SRAS dans l’État du Paraná a été saluée par plusieurs organisations nationales et internationales, dont l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le Conseil national des secrétaires de la santé (Conass) et le ministère de la Santé (MS). Parmi les actions mises en œuvre pour éviter une saturation du système de santé, contrairement à d’autres États du Sud et du Sud-Est, figurent l’anticipation de la campagne de vaccination contre la grippe, l’ouverture de 204 lits supplémentaires en hospitalisation et en soins intensifs, l’acquisition de 100 000 tests de diagnostic rapide et le renforcement des réseaux de soins à travers l’État, ainsi que des campagnes de sensibilisation intensives sur les réseaux sociaux et dans les médias.
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