Près de 1,3 million d’étrangers ont bénéficié du crédit universel au Royaume-Uni le mois dernier, un chiffre qui alimente le débat sur la générosité du système d’aides sociales et les priorités budgétaires du gouvernement.
Selon les données gouvernementales publiées cette semaine, 1 270 107 personnes n’ayant pas la nationalité britannique ou irlandaise ont perçu des allocations importantes via le crédit universel (UC) en octobre 2025. Ce nombre est en légère augmentation par rapport aux 1 255 955 enregistrés en septembre, bien qu’il soit difficile de déterminer précisément le nombre de nouveaux bénéficiaires en raison de la consolidation de différents types d’aides au sein du crédit universel.
Bien que la majorité des bénéficiaires du crédit universel – environ sept millions de personnes – soient de nationalité britannique ou irlandaise, l’augmentation du nombre de ressortissants étrangers suscite des interrogations. 760 000 citoyens de l’Union européenne sont concernés par cet afflux, en vertu de l’accord conclu avec Bruxelles suite au Brexit.
Au total, un nombre record de 8,3 millions de personnes ont demandé le crédit universel en octobre, représentant près d’un quart de la population active, contre 7,2 millions à la même période l’année précédente. Parmi ces demandeurs, 747 376 ressortissants étrangers étaient sans emploi en septembre, dernier mois pour lequel ces données sont disponibles.
Un point particulièrement scruté est le fait que quatre millions de personnes bénéficiant du crédit universel n’ont aucune obligation de recherche d’emploi, ce qui signifie que près de la moitié des personnes percevant cette allocation principale ne sont pas tenues de chercher activement un travail.
Le Département du Travail et des Retraites (DWP) justifie cette augmentation par le choix des individus de se tourner vers le crédit universel. Cependant, l’opposition conservatrice critique cette situation et appelle la chancelière Rachel Reeves à réduire les dépenses sociales plutôt qu’à augmenter les impôts dans son prochain budget.
Helen Whatley, secrétaire d’État au Travail et aux Retraites, a qualifié les chiffres de « choquants », déclarant : « Des millions de personnes ne s’attendent pas à travailler, et nombre d’entre elles contribuent à notre économie. » Elle a également critiqué le manque de fermeté du gouvernement actuel, affirmant : « Un Premier ministre hésitant a déjà montré qu’il n’était pas prêt à prendre les décisions difficiles dont notre pays a besoin. Il a capitulé devant ses députés de gauche sur la réforme de la protection sociale et semble désormais prêt à faire de même sur le plafond des allocations familiales à deux enfants. Payer davantage pour les prestations sociales des personnes ayant une famille nombreuse en remplissant les poches des contribuables qui travaillent dur est un classique du parti travailliste. »