Publié le 16 novembre 2025 20:07:00. Une nouvelle intelligence artificielle développée par des chercheurs de Stanford pourrait réduire de 60 % le nombre de tentatives de transplantation hépatique infructueuses, en prédisant avec précision la viabilité des organes disponibles.
- Un modèle d’IA analyse les données des donneurs pour prédire la probabilité de décès dans les 45 minutes cruciales pour la transplantation.
- Cette technologie pourrait améliorer l’efficacité des transplantations et offrir une chance supplémentaire à des milliers de patients en attente.
- Les chercheurs espèrent étendre l’utilisation de ce modèle aux transplantations cardiaques et pulmonaires.
La pénurie d’organes disponibles pour la transplantation est un défi majeur à l’échelle mondiale. La demande de greffes du foie dépasse largement l’offre, rendant chaque opportunité potentielle extrêmement précieuse. Malheureusement, un nombre significatif de préparations de transplantation sont annulées lorsque le donneur décède après le délai critique de 45 minutes, période durant laquelle le foie reste viable après l’arrêt de la ventilation. Ces annulations engendrent des coûts importants et exercent une pression supplémentaire sur les équipes médicales déjà débordées.
Pour pallier ce problème, des chercheurs et des médecins de l’Université de Stanford ont mis au point un modèle d’intelligence artificielle capable d’analyser les données neurologiques, respiratoires et autres de plus de deux mille donneurs précédents. Selon les premiers résultats, ce modèle surpasse même les chirurgiens expérimentés dans sa capacité à prédire la viabilité d’un organe. Les tests ont révélé une diminution de 60 % des préparations de transplantation inutiles grâce à cette nouvelle approche.
« Cette approche peut rendre le processus de transplantation beaucoup plus efficace et donner à davantage de patients une chance d’obtenir un nouvel organe », a déclaré Kazunari Sasaki, le chercheur principal du projet. Kazunari Sasaki, chercheur principal
Le modèle fonctionne en évaluant la probabilité que le donneur décède dans les 45 minutes suivant l’arrêt de la ventilation – un délai biologique crucial, car le foie ne peut survivre sans un apport sanguin suffisant au-delà de cette période. Dans près de la moitié des cas, ce processus prend plus de temps que prévu, entraînant l’annulation de l’opération.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans The Lancet Digital Health. L’équipe de Stanford ambitionne désormais d’étendre l’application de ce modèle d’IA aux transplantations cardiaques et pulmonaires, afin d’améliorer encore davantage l’efficacité de ces procédures vitales.
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