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Meilleures actions aurifères de 2025 : les mineurs surperforment le métal lui-même

L'or a connu une ascension spectaculaire en 2025, atteignant des sommets historiques et signalant, selon certains experts, le début d'une nouvelle ère pour le métal précieux. Porté par une demande mondiale record et des incertitudes économiques persistantes, son…

Meilleures actions aurifères de 2025 : les mineurs surperforment le métal lui-même

L’or a connu une ascension spectaculaire en 2025, atteignant des sommets historiques et signalant, selon certains experts, le début d’une nouvelle ère pour le métal précieux. Porté par une demande mondiale record et des incertitudes économiques persistantes, son prix a dépassé les 4 100 $ l’once, suscitant un vif intérêt des investisseurs et des banques centrales.

Au troisième trimestre 2025, la demande mondiale d’or a atteint un niveau sans précédent de 1 313 tonnes, selon le World Gold Council (WGC). Cela représente une dépense mondiale de 146 milliards de dollars, un autre record. Au cours de ce seul trimestre, le prix de l’or a battu 13 nouveaux records, culminant à une moyenne de 3 456 $ l’once (contre une hausse de 40 % par rapport à l’année précédente).

La tendance haussière s’est poursuivie en octobre, avec un pic à plus de 4 400 $ l’once avant une légère correction. Même après ce repli, le cours de l’or reste solidement au-dessus de 4 100 $.

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée. Les banques centrales continuent de diversifier leurs réserves en réduisant leur exposition au dollar américain, accumulant 220 tonnes d’or supplémentaires au troisième trimestre, portant leurs achats à 634 tonnes pour l’année 2025 – un volume bien supérieur à celui observé avant la pandémie.

Les investisseurs institutionnels et particuliers ont également afflué vers les fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or, au rythme le plus rapide depuis 2020. La demande de lingots et de pièces d’or est restée forte, dépassant les 300 tonnes pour le quatrième trimestre consécutif, un niveau non vu depuis plus de 12 ans.

À ce stade, les perspectives économiques et géopolitiques contribuent également à l’attrait de l’or. L’Union européenne devrait poursuivre sa politique de baisse des taux d’intérêt, et le recul des rendements réels à long terme, historiquement favorable à l’or, se confirme. « Le commerce de l’amour et le commerce de la peur travaillent en tandem », résume l’analyse.

Dans ce contexte, les actions des sociétés minières aurifères ont connu une forte progression. Parmi les plus performantes, Barrick Gold, dont le cours a augmenté de 207 % au troisième trimestre, grâce à une stratégie axée sur la rationalisation des coûts et l’amélioration de la rentabilité. L’entreprise envisage même de transférer son siège social de Toronto aux États-Unis.

Exploitation minière du lac McFarlane a également enregistré une hausse spectaculaire de 341 % au troisième trimestre, portée par les perspectives prometteuses de son projet Juby Gold dans la ceinture de roches vertes de l’Abitibi, en Ontario. Les estimations actuelles indiquent des réserves potentielles d’environ 1 million d’onces d’or.

Enfin, Mines d’or d’Omaiqui a vu son cours grimper de 650 % sur les 12 derniers mois, grâce à la redécouverte du potentiel de sa mine historique en Guyane. Les études préliminaires estiment une valeur actuelle nette de plus d’un demi-milliard de dollars à un prix de l’or de 1 950 $ l’once. Au prix actuel, cette valorisation est considérablement plus élevée.

D’autres sociétés du secteur minier aurifère ont également affiché des performances remarquables au troisième trimestre, notamment Andean (+183 %), Minéraux de la voûte (+59 %) et Félix Oren (+351 %).

Pour l’avenir, les analystes restent optimistes. Certains, comme ceux de JPMorgan, prévoient que l’or pourrait atteindre 5 000 $ dès l’année prochaine si les rendements réels continuent de baisser et si les tensions géopolitiques s’intensifient. Certains experts estiment même que le prix pourrait atteindre 7 000 $ d’ici la fin d’un second mandat de Donald Trump, compte tenu de l’augmentation continue de la dette mondiale.

Il est recommandé de maintenir une allocation d’actifs d’environ 10 % en or, répartie entre 5 % en lingots physiques et 5 % en actions de sociétés minières aurifères de qualité, fonds communs de placement et/ou ETF, avec un rééquilibrage annuel.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.