Publié le 19 novembre 2025 20h19. Des chercheurs de l’Université de Floride se rapprochent d’une thérapie anticancéreuse plus ciblée, minimisant les dommages aux cellules saines, grâce à une nouvelle compréhension du récepteur DR5 et de son interaction avec la protéine TRAIL.
- Une équipe de l’Université de Floride a identifié un mécanisme clé dans la résistance des cellules cancéreuses à l’apoptose (mort cellulaire programmée).
- Leurs recherches portent sur le récepteur DR5 et la protéine TRAIL, une approche prometteuse pour cibler les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines.
- Cette découverte pourrait ouvrir la voie à des traitements plus efficaces et moins toxiques pour certains types de cancer.
Comme le souligne l’adage, une pomme pourrie peut contaminer tout le panier. De même, en matière de lutte contre le cancer, il est crucial d’éliminer les cellules malignes sans nuire aux cellules saines. Une équipe de chercheurs de l’Université de Floride, impliquant des professeurs des collèges de Médecine, Pharmacie et Arts libéraux et sciences, a récemment publié une étude qui pourrait marquer une avancée significative dans cette direction.
L’étude, dont les résultats ont été publiés dans une revue scientifique, se concentre sur le récepteur de mort 5, ou DR5. Ce récepteur, situé à la surface des cellules, peut déclencher la mort cellulaire lorsqu’il est activé par une molécule appelée ligand induisant l’apoptose liée au facteur de nécrose tumorale, ou TRAIL. Les scientifiques avaient déjà identifié TRAIL dans les années 1990 comme un moyen potentiel de cibler les cellules cancéreuses de manière sélective.
Cependant, le processus présente des limites. Selon Brian Law, Ph.D., professeur agrégé au Département de pharmacologie et thérapeutique de l’UF et membre de l’ Institut de lutte contre le cancer UF Health :
« Le problème est que certaines cellules cancéreuses ont développé une résistance en désactivant le récepteur DR5, ce qui les empêche de déclencher la mort cellulaire programmée. »
Brian Law, Ph.D., professeur agrégé
Les chercheurs ont donc cherché à comprendre comment les cellules cancéreuses désactivent DR5, dans l’espoir de trouver un moyen de contourner cette résistance. Leurs travaux pourraient permettre de développer des composés capables de restaurer la sensibilité des cellules cancéreuses à TRAIL, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus efficaces et moins dommageables pour les patients.
Pour plus d’informations sur cette recherche.
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