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Le plan secret de Trump pour l’Ukraine « divise Kiev par deux ». Zelensky : « Nous voulons une paix digne »

Un plan de paix secret négocié entre Washington et Moscou pourrait contraindre l'Ukraine à céder des territoires et à réduire ses forces militaires en échange de garanties de sécurité américaines, révèlent des sources proches des discussions. Cette proposition,…

Le plan secret de Trump pour l’Ukraine « divise Kiev par deux ». Zelensky : « Nous voulons une paix digne »

Un plan de paix secret négocié entre Washington et Moscou pourrait contraindre l’Ukraine à céder des territoires et à réduire ses forces militaires en échange de garanties de sécurité américaines, révèlent des sources proches des discussions. Cette proposition, qui suscite de vives inquiétudes à Kiev, intervient alors que l’armée russe intensifie ses efforts dans l’est du pays.

Selon des informations obtenues par Reuters, l’administration Trump ferait pression sur l’Ukraine pour qu’elle accepte les principaux points de ce plan visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. Parmi les exigences les plus controversées figurent la reconnaissance de facto du contrôle russe sur les régions de Louhansk et de Donetsk (le Donbass), ainsi que le gel des lignes de front actuelles dans les oblasts de Kherson et de Zaporizhzhia. En contrepartie, les États-Unis offriraient des garanties de sécurité à l’Ukraine et à l’Europe, bien que la nature précise de ces garanties reste floue.

La réduction des capacités militaires ukrainiennes est un autre point sensible. Washington demanderait à Kiev de diminuer la taille de son armée et de limiter son accès aux armes à longue portée. Cette demande se heurte à une forte opposition, alors que l’Ukraine peine à contenir l’avancée russe, notamment à Pokrovsk, dans l’oblast de Donetsk, où les forces russes mènent une « manœuvre en tenaille » pour encercler la ville.

Le plan envisagerait également la reconnaissance par les États-Unis et leurs alliés de la Crimée et du Donbass comme territoires russes. Des conditions qui pourraient être perçues comme un revirement majeur dans la politique américaine à l’égard de l’Ukraine.

Outre ces concessions territoriales et militaires, le document de 28 points mentionne la reconnaissance du russe comme langue officielle en Ukraine et l’octroi d’un statut officiel à l’Église orthodoxe russe sur le territoire ukrainien – des points qui avaient déjà été au cœur des tensions ayant conduit à l’invasion de 2014.

La Turquie et le Qatar joueraient un rôle de médiateurs dans ces négociations, à l’instar de leur implication dans le conflit à Gaza. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a récemment réaffirmé son appel à la reprise du dialogue entre Kiev et Moscou, lors d’une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Ankara.

« Nous sommes confrontés à un bain de sang qui doit cesser. La Russie et l’Ukraine doivent adopter une attitude constructive et reprendre le dialogue à Istanbul, comme cela s’est déjà produit dans le passé », a déclaré Erdogan, faisant référence aux négociations avortées de 2022.

Zelensky a souligné la nécessité d’une « paix juste » et a insisté sur l’importance de renforcer la défense aérienne de l’Ukraine. Il a également évoqué la question des échanges de prisonniers et le retour des Tatars de Crimée.

Le Kremlin, pour sa part, a indiqué qu’il ne participerait pas aux négociations, mais que le président Vladimir Poutine restait ouvert à des discussions avec les États-Unis et la Turquie sur les résultats des pourparlers. La question demeure de savoir si ces discussions répondront aux conditions fixées dans le plan de paix proposé par l’administration Trump.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.