Home AffairesCrise après crise, ils n’ont plus de freins !

Crise après crise, ils n’ont plus de freins !

by Amélie Bernard

Publié le 26 octobre 2023. Les cryptomonnaies subissent une correction sévère, tandis que l’Union européenne est critiquée pour sa gestion budgétaire et son inaction face à la guerre en Ukraine, une situation qui inquiète particulièrement la Bulgarie face à une dette publique croissante.

Les marchés des cryptomonnaies sont en baisse, Bitcoin et Ether ayant perdu les gains accumulés cette année. En Bulgarie, mesurés en leva (BGN), ces deux cryptomonnaies affichent une diminution de 20 % de leur valeur. Cette chute est interprétée comme le début d’un effondrement de la confiance des investisseurs, souvent comparés à des parieurs dans un casino, en quête de gains rapides.

L’auteur souligne que Bitcoin, autrefois considéré comme une valeur refuge dans l’univers des cryptomonnaies, a vu son statut compromis. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de fragilité financière, avec la prédiction d’éclatement de plusieurs “bulles” financières, annoncée dès le 8 octobre.

Parallèlement, l’Union européenne est pointée du doigt pour sa gestion budgétaire et son manque de clarté. Le prochain budget européen, en préparation, semble reléguer le “pacte vert” au second plan, suscitant des interrogations sur les priorités de l’UE. L’auteur estime que l’Union européenne adopte une approche similaire à celle des États-Unis sous l’ère “MAGA” (Make America Great Again).

La Commission européenne est également critiquée pour son inaction dans les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. L’UE est accusée de privilégier l’idée d’utiliser les actifs russes gelés – un montant de 130 milliards de dollars – pour financer des projets sans pour autant s’engager activement dans des discussions de paix. L’auteur exprime un scepticisme quant à la possibilité pour l’Ukraine de récupérer ces fonds.

En Bulgarie, la situation budgétaire est particulièrement préoccupante. Le projet de budget proposé par le gouvernement actuel est jugé inflexible et témoigne, selon l’auteur, d’un manque de vision et d’une certaine arrogance de la part des membres de l’Assemblée nationale. Les précédents budgets, élaborés par des équipes telles que celles dirigées par Mavrodiev et Goranov, sont cités en exemple, tandis que l’actuelle ministre des Finances, Petkova, est perçue comme suivant les traces d’Asen Vasilev.

Les prévisions pour 2026 sont alarmantes : la dette publique devrait atteindre 37,6 milliards d’euros (31,3 % du PIB), puis 43,5 milliards d’euros (34,2 % du PIB) en 2027 et enfin 49,0 milliards d’euros (36,6 % du PIB) en 2028. Au 31 décembre 2026, la dette par citoyen bulgare serait de 5 841 euros. Selon les données d’Eurostat, les dettes des institutions de l’UE s’élèvent actuellement à environ 875 milliards d’euros, ce qui représente une dette d’environ 1 944 euros par citoyen européen, y compris les Bulgares.

En combinant les dettes nationales et paneuropéennes, chaque citoyen bulgare pourrait être redevable d’un total de 8 000 euros à la fin de l’année 2026, sans compter les prêts aux entreprises et aux particuliers, qui atteignent déjà plus de 95 milliards de leva (environ 40 milliards d’euros) en 2024, avec une croissance d’environ 14,6 % par rapport à l’année précédente. L’auteur conclut en qualifiant la situation de “crise qui tourne au désastre”.

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