Publié le 22 novembre 2023 10h36:00. À partir de l’automne 2026, les nouvelles normes Euro 7 vont profondément transformer l’industrie automobile européenne, en imposant des exigences environnementales sans précédent sur les émissions polluantes des véhicules, qu’ils soient thermiques ou électriques.
- La norme Euro 7 introduira des mesures plus strictes sur les émissions d’oxydes d’azote, de monoxyde de carbone et de particules fines.
- Pour la première fois, les émissions de microplastiques liées à l’usure des pneus et des freins seront également réglementées.
- Les batteries des véhicules électriques seront soumises à des tests de durabilité pour garantir une capacité minimale après plusieurs années d’utilisation.
L’Union européenne s’apprête à relever considérablement le niveau des exigences en matière de qualité de l’air avec l’introduction de la norme Euro 7 en 2026. Cette réglementation, parmi les plus ambitieuses du continent, vise à réduire drastiquement la pollution automobile en ciblant non seulement les gaz d’échappement, mais aussi les émissions indirectes liées à l’usure des véhicules.
Fini les tests en laboratoire éloignés de la réalité. Euro 7 se concentrera sur les conditions d’utilisation quotidiennes : démarrages à froid, trajets courts, températures extrêmes. Les constructeurs devront impérativement améliorer la technologie de leurs véhicules, notamment en optimisant les moteurs à combustion interne. Des solutions comme les pots catalytiques chauffés et les systèmes de filtration plus performants seront privilégiées, tout comme la mise à jour des technologies existantes telles que l’AdBlue et les filtres à particules.
L’innovation ne s’arrête pas aux moteurs thermiques. La norme Euro 7 accorde une attention particulière aux particules fines, en mesurant celles dont la taille est inférieure à dix nanomètres. L’usure des freins et des pneus, sources importantes de pollution, sera également encadrée par des valeurs limites. L’UE exige ainsi des constructeurs qu’ils réduisent leurs émissions de microplastiques, avec un cahier des charges pour les pneumatiques qui entrera en vigueur progressivement jusqu’en 2035.
Les véhicules électriques ne sont pas exemptés de ces nouvelles exigences. La norme Euro 7 vérifiera la durée de vie et la capacité réelle des batteries. Les constructeurs devront garantir que les batteries conservent au moins 80 % de leur capacité après cinq ans et 72 % après huit ans. Les systèmes de freinage régénératif, qui permettent de récupérer de l’énergie lors du freinage, contribueront également à réduire l’émission de poussières de frein et à améliorer l’empreinte environnementale des véhicules électriques.
Pour assurer le respect de ces nouvelles normes, la surveillance automatique à bord deviendra obligatoire. Cette mesure vise à empêcher toute manipulation des systèmes de contrôle et à garantir que les véhicules respectent les limites d’émission tout au long de leur vie.
Les acheteurs de voitures neuves devront s’attendre à des prix plus élevés à partir de l’automne 2026. L’innovation technologique a un coût, mais elle permettra également de bénéficier d’un air plus pur et de véhicules plus durables. La norme Euro 7 marque le début d’une nouvelle ère où les micro-émissions et la longévité des systèmes de contrôle des émissions seront aussi importantes que les valeurs d’émission classiques.
En conclusion, la norme Euro 7 représente un défi technologique majeur pour les constructeurs automobiles, mais aussi une opportunité de développer des véhicules plus propres et plus respectueux de l’environnement. Elle implique des efforts supplémentaires en matière de surveillance et de technologie, et se traduira par une augmentation des coûts pour les nouveaux véhicules, en particulier ceux équipés de moteurs à combustion interne.