Publié le 22 novembre 2025 à 23h23. Le jeune Vénézuélien Jonathan Rodríguez, atteint d’autisme et emprisonné arbitrairement pendant plus de six mois, est décédé cette nuit des suites d’une infection non maîtrisée, a annoncé le Comité pour la liberté des prisonniers politiques (Clippve). Sa mort soulève de nouvelles inquiétudes quant aux conditions de détention et à l’accès aux soins dans les prisons vénézuéliennes.
- Jonathan Rodríguez, 30 ans, est décédé le 21 novembre après une longue lutte contre une infection.
- Il avait été arrêté dans l’État d’Aragua et accusé de terrorisme, des accusations que le Clippve qualifie de sans fondement.
- Le Comité pour la liberté des prisonniers politiques (Clippve) dénonce la responsabilité de l’État vénézuélien dans ce décès.
Jonathan Rodríguez, originaire de Cepe, dans l’État d’Aragua, était un pêcheur passionné. Sa vie, rythmée par la montagne et la mer, basait sur des routines et des sensations qui lui apportaient un sentiment de calme et de liberté, a été brutalement interrompue par son arrestation dans le contexte de la répression post-électorale. Des membres de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) l’avaient appréhendé et qualifié de « terroriste ».
Selon le Clippve, Jonathan Rodríguez a d’abord été détenu au poste de police de Santa Rita, avant d’être transféré au centre pénitentiaire de Yare, dans l’État de Miranda, puis au centre pénitentiaire d’Aragua. Après plus de six mois d’une détention jugée injuste, il avait finalement été libéré grâce aux efforts de sa famille et aux plaintes déposées. Cependant, il devait continuer à se présenter devant les tribunaux pour répondre à des accusations de terrorisme et d’incitation à la haine, sans preuves à l’appui.
« Jonathan n’était plus le même », souligne le Clippve. Sa santé s’était gravement détériorée en prison, où il n’aurait pas reçu de soins médicaux adéquats et aurait été maintenu dans des conditions inhumaines. Après sa libération, il a été hospitalisé pour une infection pulmonaire grave, mais son état s’est rapidement aggravé, entraînant son décès une semaine plus tard.
« Jonathan Rodríguez : une vie que l’État n’a pas protégée. Avec une profonde douleur, nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille de Jonathan Rodríguez, décédé dans la nuit du vendredi 21 novembre, après une longue bataille contre une infection que les médecins ne parvenaient pas à contrôler. »
Comité pour la liberté des prisonniers politiques (Clippve)
Le Clippve tient l’État vénézuélien pour responsable de la mort de Jonathan Rodríguez, la qualifiant de conséquence du « terrorisme d’État », de la détérioration des droits de l’homme et de l’effondrement du système de santé au Venezuela. L’organisation exprime sa compassion à la famille et espère que la mémoire de Jonathan les aidera à poursuivre leur lutte pour la justice.
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