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Volodimir Zelensky a appelé à un accord à Genève pour arrêter « l’effusion de sang » en Ukraine

Publié le 23 novembre 2025 à 13h27. Des négociations cruciales se tiennent à Genève pour tenter de trouver un accord de paix en Ukraine, alors que les États-Unis proposent un plan en 28 points suscitant la controverse et…

Volodimir Zelensky a appelé à un accord à Genève pour arrêter « l’effusion de sang » en Ukraine

Publié le 23 novembre 2025 à 13h27. Des négociations cruciales se tiennent à Genève pour tenter de trouver un accord de paix en Ukraine, alors que les États-Unis proposent un plan en 28 points suscitant la controverse et l’inquiétude parmi les alliés européens.

  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à de « solides garanties » pour prévenir une nouvelle invasion russe.
  • Le plan de paix américain propose des concessions territoriales importantes de la part de l’Ukraine, notamment la région du Donbass et la Crimée.
  • Les partenaires européens de l’Ukraine expriment des réserves quant à la solidité des garanties de sécurité offertes par Washington.

Des négociations de haut niveau sont en cours à Genève pour tenter de débloquer la situation en Ukraine. Les délégations ukrainienne, américaine et de plusieurs pays européens se penchent sur un plan de paix en 28 points présenté par Washington, dans l’espoir de mettre fin au conflit qui ravage le pays depuis plus de deux ans.

Volodymyr Zelensky a exprimé son espoir que ces discussions aboutissent à des progrès concrets. Depuis Kiev, il a souligné la nécessité de garantir durablement la sécurité de l’Ukraine, insistant sur l’importance de « solides garanties » pour éviter une nouvelle agression russe. Sur le réseau social X, il a déclaré : « Il faut mettre fin à l’effusion de sang et faire en sorte que la guerre ne reprenne plus jamais. »

Le plan de paix américain, dévoilé jeudi dernier, a immédiatement suscité des réactions mitigées. Il prévoit notamment la rétrocession par l’Ukraine de la région du Donbass, y compris la partie encore sous contrôle ukrainien, ainsi que la reconnaissance internationale de la Crimée comme territoire russe. D’autres mesures controversées incluent une réduction significative de l’armée ukrainienne, passant de 900 000 à 600 000 soldats, et l’abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord).

En échange de ces concessions, le document offre des garanties de sécurité que Kiev et plusieurs pays de l’Union européenne jugent trop floues. Ces craintes sont alimentées par le souvenir des promesses non tenues après le renoncement de l’Ukraine à son arsenal nucléaire dans les années 1990, qui n’a pas empêché l’invasion russe.

La délégation ukrainienne à Genève est dirigée par Andriy Yermak, chef de cabinet de Zelensky et principal négociateur, accompagnée du ministre des Affaires étrangères, Roustem Oumérov, et d’autres hauts fonctionnaires. Du côté américain, le secrétaire d’État, Marco Rubio, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le secrétaire à l’armée, Dan Driscoll, sont présents. Avant les discussions principales, la délégation ukrainienne a rencontré des conseillers en sécurité du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, notamment Jonathan Powell, Emmanuel Bonne et Günter Sautter.

Washington défend fermement son plan de paix, rejetant les accusations selon lesquelles il s’agirait d’une « liste de souhaits » du Kremlin. Le porte-parole du Département d’État, Tommy Pigott, a qualifié ces allégations de « manifestement fausses », tandis que Marco Rubio a insisté sur le fait que la proposition avait été élaborée par Washington avec la contribution des représentants russes et ukrainiens. Reuters rapporte que Rubio a déclaré : « Il offre un cadre solide pour les négociations en cours. Il s’appuie sur les contributions de la partie russe. Mais aussi sur les contributions passées et actuelles de l’Ukraine. »

Les inquiétudes exprimées par les partenaires européens de l’Ukraine portent sur le risque que certaines dispositions du plan affaiblissent la position de Kiev et compromettent la sécurité du continent.

À Washington, le président Donald Trump a précisé que la proposition en 28 points ne constitue pas une « offre finale » de son administration, tout en fixant au 27 novembre la date limite pour que Kiev y réponde. Selon Reuters, Trump a déclaré aux journalistes samedi : « Nous aimerions avoir la paix. Cela aurait dû avoir lieu il y a longtemps. La guerre entre la Russie et l’Ukraine n’aurait pas dû avoir lieu. Si j’avais été président, elle n’aurait jamais eu lieu. Nous essayons d’y mettre fin. D’une manière ou d’une autre, nous devons y mettre fin. »

Le vice-président JD Vance a souligné sur le réseau social X que tout accord devait mettre fin aux massacres, préserver la souveraineté ukrainienne et être acceptable pour les deux parties. Reuters cite Vance : « Tout plan de paix entre l’Ukraine et la Russie doit : 1) Mettre fin aux massacres et préserver la souveraineté ukrainienne. 2) Être acceptable à la fois par la Russie et l’Ukraine. 3) Maximiser les chances que la guerre ne reprenne pas. »

Par ailleurs, les chefs de gouvernement du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de l’Islande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège et de la Suède ont réaffirmé leur engagement à maintenir un soutien militaire et politique à Kiev. Ils ont insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté ukrainienne et ont annoncé leur disposition à soutenir de nouvelles sanctions économiques contre Moscou tant que les opérations militaires russes se poursuivraient.

Malgré ces efforts diplomatiques et ce soutien international, Moscou n’a pour l’instant montré aucun signe de volonté d’accepter un cessez-le-feu ou de s’engager dans une solution négociée, ce qui maintient un climat d’incertitude quant à l’issue des pourparlers de Genève.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.